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Explosions au Daguestan alors que Poutine promet la sécurité

jo sotchiUne attaque au lance-grenades et à la voiture piégée a fait une dizaine de blessés vendredi dans une ville du Caucase russe, au moment où le président Vladimir Poutine assurait les visiteurs étrangers que tout était fait pour la sécurité des JO de Sotchi.

"Notre tâche en tant qu'organisateurs est d'assurer la sécurité des participants et des spectateurs de cette fête sportive, et nous allons tout faire en ce sens", a déclaré M. Poutine dans un entretien accordé à Sotchi à plusieurs chaînes de télévision russes et étrangères, à trois semaines de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques dans cette ville russe des bords de la mer Noire, au pied des montagnes du Caucase.

"Si nous nous laissons aller à faire preuve de faiblesse, à montrer notre peur, alors nous aiderons les terroristes à atteindre leurs objectifs", a ajouté M. Poutine. La double explosion est survenue peu après la diffusion d'un extrait de l'entretien à la télévision russe, à Makhatchkala, capitale de la république instable du Daguestan, environ 600 km à l'est de Sotchi, à l'autre extrémité du Caucase russe bordée par la mer Caspienne.

Un tir de lance-grenades
Selon les forces de l'ordre, citées par les agences, la première explosion a été causée par un tir de lance-grenades contre un restaurant de la ville. Un quart d'heure après, une voiture piégée a explosé sur les lieux au moment où les forces de l'ordre étaient arrivées sur les lieux, blessant des policiers. Différentes sources citées par les agences vendredi soir faisaient état de 11 ou 14 blessés, dont entre deux et quatre policiers, et une femme en réanimation.

Le Comité antiterroriste russe, qui dirige les opérations dans la région du Caucase, a indiqué prendre des mesures immédiates pour couper court à toute nouvelle attaque. La région est déstabilisée et en proie à une rébellion qui s'est islamisée au fil des deux conflits successifs dans la petite république de Tchétchénie.

Le Daguestan, voisin de la Tchétchénie, est particulièrement instable et régulièrement frappé par des attaques ou des affrontements entre groupes rebelles et forces de l'ordre, qui opèrent ici avec blindés et forces spéciales. Un des ces affrontements, à l'arme automatique et au lance-grenade, a fait trois morts mardi parmi les forces spéciales et un nombre non précisé parmi les rebelles.

Le chef rebelle donné pour mort
Le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, avait plus tôt dans la journée annoncé avoir la certitude "à 99,9%" que le chef des rebelles islamistes du Caucase, Dokou Oumarov, était mort. "Nous avons l'enregistrement de la conversation de prétendus 'émirs', qui parlent de sa mort, présentent leurs condoléances et discutent de la candidature d'un nouvel émir. C'est pourquoi toutes les affirmations sur les menaces pour les jeux Olympiques de Sotchi sont absolument sans fondement", a déclaré M. Kadyrov, selon un communiqué sur son site officiel.

Une source des services secrets russes, interrogée par l'agence Interfax, a cependant indiqué ne pas pouvoir confirmer. "Nous ne pouvons confirmer que Dokou Oumarov a été tué. Nous n'avons pas cette information", a déclaré cette source. "Emir du Caucase" et chef de la rébellion tchétchène, Dokou Oumarov a été donné pour mort à plusieurs reprises dans le passé, sans que cette information ne soit confirmée par la suite.

Une preuve de sa mort serait une victoire symbolique pour la direction russe à la veille des JO, en particulier pour Vladimir Poutine qui avait lancé en 1999 la deuxième intervention militaire dans la petite république séparatiste, et qui a fait des JO une opération de prestige pour la Russie dont il est l'homme fort depuis plus de 13 ans.

Dans un message vidéo filmé dans une forêt et mis en ligne en juillet dernier, Dokou Oumarov jurait d'"empêcher par tous les moyens" la tenue des jeux Olympiques d'hiver de Sotchi, une ville russe des bords de la mer Noire, au pied des montagnes du Caucase. Les craintes de voir ces menaces mises à exécution ont été renforcées par deux attentats suicide qui ont fait au total 34 morts les 29 et 30 décembre à Volgograd, une ville du sud de la Russie. Ils n'ont pas été revendiqués à ce jour.

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