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Photo d'illustration © photo_news

Gel provisoire des décisions pour les demandes d'asile des Irakiens de Bagdad

Le commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA) veut évaluer si "toutes les personnes originaires de Bagdad ont toujours besoin d'un statut de protection subsidiaire", indique-t-il dans un communiqué jeudi. En attendant, le CGRA a pris la décision de geler les décisions concernant ces personnes.

"Il ressort d'une première analyse de demandes d'asile introduites récemment par des personnes originaires de Bagdad (Irak) que nombre d'entre elles invoquent des faits assez similaires, d'une manière assez stéréotypée, et ne soumettent pas suffisamment d'éléments crédibles indiquant un risque réel en cas de retour", souligne le CGRA.

Selon "un certain nombre de sources", les conditions de sécurité actuelles à Bagdad ne sont plus "celles qui prévalaient en 2014". La situation sur place n'est plus de nature à justifier que "toute personne originaire de Bagdad encourt un risque réel d'atteintes graves en cas de retour".

Le CGRA a donc décidé de geler les décisions pour ces personnes. Ce gel pourrait durer au moins trois semaines, "le temps que je dispose des informations nécessaires", a précisé à Belga Dirk Van den Bulck, Commissaire général aux réfugiés et aux apatrides.

"Un gel des décisions est également en vigueur aux Pays-Bas pour la même région", cite le CGRA. Le commissariat évoque encore l'Allemagne, où l'octroi d'un statut de réfugié pour les habitants de Bagdad et alentours "dépend de la situation individuelle de l'intéressé".

En juillet, 30% du total des demandes d'asile émanaient d'Irakiens, et la proportion a sans doute été plus importante en août. La décision n'est cependant pas liée au nombre, selon M. Van den Bulck, mais à "une évaluation objective de la situation sur place et des profils".