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Hollande n'alimentera pas la polémique Depardieu

Le président François Hollande a refusé vendredi d'entrer dans la polémique suscitée par l'exil fiscal de Gérard Depardieu, qui rebondit avec les propos de Catherine Deneuve contre Philippe Torreton, ajoutant toutefois: "si on aime la France, on doit la servir".

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"Vous pensez que je vais commenter les propos des uns et des autres, acteurs, actrices pour lesquels j'ai grande admiration, notamment pour Catherine Deneuve, comme d'ailleurs pour Philippe Torreton et même pour Gérard Depardieu", a répondu M. Hollande interrogé sur cette polémique, au micro d'Europe 1. "Ne me demandez pas de participer à une polémique, ce n'est pas ma place", a-t-il ajouté.

Dans une courte tribune parue vendredi dans Libération, Catherine Deneuve critique les reproches adressés à Gérard Depardieu par l'acteur Philippe Torreton, déjà dans une tribune à Libération. L'acteur avait livré une violente charge contre l'interprète de Cyrano dont les "sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule'". "Qu'auriez-vous fait en 1789? mon corps en tremble encore", interroge Catherine Deneuve.

L'annonce fracassante par Gérard Depardieu de son installation en Belgique a déclenché une vive controverse, plusieurs ministres fustigeant l'attitude de l'acteur alors que la droite en profitait pour dénoncer les choix fiscaux du gouvernement socialiste.

Pour François Hollande, "si on aime la France, on doit la servir". "Ce n'est pas facile en ce moment compte tenu du poids des impôts pour un certain nombre de catégories", a-t-il poursuivi, "ce n'est pas facile d'avoir un pouvoir d'achat qui n'est pas assuré, ce n'est pas facile quand on est jeune d'attendre un emploi qui ne vient pas".

"Donc, face à la difficulté, je ne veux pas opposer les uns aux autres, je veux que tout le monde soit respecté", a ajouté le chef de l'Etat, en rappelant que "notre niveau de fiscalité, hormis les 75% (taux appliqué aux contribuables déclarant plus d'un million de revenus par an, ndlr), n'est pas plus élevé que dans la plupart de nos pays voisins".

"Mon devoir, c'est de m'occuper de toute la France, pas simplement de dénoncer celui qui est parti, de le stigmatiser ou de le prier de revenir", a enchaîné M. Hollande, s'exclamant: "c'est quand même une fierté d'être français!".