Insécurité à Stalingrad-Lemonnier: voilà ce que prévoit la Ville

VideoAu lendemain de la grève spontanée d'une partie des agents de la STIB en réaction à une agression au couteau vendredi soir à la station Lemonnier, le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close a annoncé mercredi matin que les actions de police seront doublées dans le quartier afin d'avoir "plus de bleus en rue".

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La conférence s'est tenue en présence du CEO de la STIB Brieuc de Meeûs, du chef de corps de la police bruxelloise Michel Goovaerts, du directeur coordonnateur administratif de la police fédérale Luc Ysebaert et d'un représentant des commerçants.

"Les pouvoirs publics ont énormément investi dans ce quartier pour le réhabiliter", a rappelé Philippe Close. "Il y a eu un énorme travail, même si tout n'est pas résolu... Nous avons un 'quartier méditerranéen' dont nous assumons l'identité."

Il a ensuite fait état des problèmes avec une objectivité affichée. "Depuis quelques mois, nous sommes confrontés à une hausse de la criminalité, qui est inadmissible. (...) Il ne faut pas nier les faits. Un problème de criminalité urbaine s'est développé. Il n'est pas lié à des bandes, mais à des populations qui sont venues se perdre dans ce quartier, notamment parce que s'est développé un nouveau public familial et touristique considéré comme une cible."

Une série d'actions de police ont été développées depuis plus d'un an. Mardi, une réunion a été organisée avec le parquet de Bruxelles et la Ville a pris contact avec la Stib. Il a été décidé de doubler les actions de police. Depuis début janvier, 13 actions spécifiques ont été menées. Les patrouilles de prévention seront aussi augmentées. Par ailleurs, jusqu'à 27 gardiens de la paix patrouillent déjà dans les rues jour et nuit. Les services de sécurité de la Stib seront aussi renforcés. Une plate-forme sera lancée avec l'association des commerçants.

Le bourgmestre a remarqué que toutes les semaines il y avait des bagarres et agressions au couteau et a fait valoir que les auteurs sont, sauf exceptions, tous interpellés. Il a constaté que beaucoup sont en séjour illégal et en situation de récidive. "Il n'y aura pas de zone de non droit à Stalingrad-Lemonnier", a assuré fermement Philippe Close. "Nous allons continuer à agir."