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"Je fais le chacal", la phrase d'un photographe en Suisse

Une petite phrase prononcée par un photographe en Suisse ne risque pas d'éteindre la polémique sur la couverture par les médias du drame qui a coûté la vie à 28 personnes.

Selon les correspondants de L'Avenir, les quelques mots d'un journaliste au funérarium de Sion ("Je fais le chacal") reflètent à merveille l'état d'esprit sur place d'une partie des médias et la course effrénée au scoop souvent menée au détriment du respect des familles.

Bousculades, manipulations: quelques journalistes témoignent d'une ambiance frénétique sur les lieux de l'accident. Un confrère suisse, peu habitué à une telle déferlante de caméras sur ses terres, s'étonne: "(...) Là où je suis indigné, c'est quand je vois la façon dont travaillent certains. Ils ne sont pas respectueux des familles... C'est à celui qui pourra approcher le plus près d'un parent (...) ou d'un couple en pleurs".
 
La déontologie ayant été bafouée par certains journalistes, nombreuses sont cependant les rédactions à avoir tempéré les ardeurs de leurs correspondants présents sur les lieux du drame.

L'accident de Sierre nous fait finalement poser une question somme toute assez scolaire: jusqu'où un journaliste peut-il aller pour obtenir une photo ou une information? Les étudiants en journalisme devront certainement encore pendant longtemps répondre à cette question.