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José Happart pleure la perte de son ami Daerden

Pour l'ancien ministre wallon et ancien président du parlement wallon José Happart (PS), le décès de Michel Daerden signifie "la perte d'un ami", mais aussi "la perte d'un type extrêmement intelligent dans ses aspirations et dans son travail".

"On a perdu un grand homme politique", a-t-il commenté lundi à l'agence Belga, se souvenant que "si Michel Daerden a été, pendant une période de sa vie, partisan d'un Etat fédéral, il s'est ensuite rapproché davantage du combat wallon". "Il avait vu que l'évolution de l'Etat était inéluctable et y a beaucoup travaillé", a-t-il commenté.

José Happart évoque un "homme qui aimait faire la fête mais qui aimait aussi par-dessus tout le travail". "Et même s'il n'était pas marié avec une horloge ni avec un chronomètre, quand il disait qu'il venait, on pouvait compter sur lui", a-t-il souligné.

Les deux hommes, tous deux personnages atypiques du parti socialiste liégeois, ont été à la fois proches et éloignés selon les circonstances. "Je ne dirais pas qu'on a fait ensemble les 400 coups mais presque", s'est-il souvenu, se rappelant de "nombreux combats communs". Et si les deux hommes ont été opposés politiquement au sein de la fédération liégeoise du parti, José Happart rend hommage au rôle de pacificateur joué par Michel Daerden, président fédéral liégeois de 1993 à 1995.

José Happart et Michel Daerden avaient prévus de se voir après les vacances de l'ancien ministre ansois, à la mi-août. "Je n'imaginais pas un seul instant que ce serait pour lui rendre un dernier hommage", a-t-il conclu.