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"Kadhafi donne du Viagra à ses troupes"

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Les dernières informations en provenance de Libye font état de crimes particulièrement barbares. Selon certaines organisations humanitaires présentes sur le terrain, Kadhafi ferait distribuer du Viagra à ses troupes, qui utilisent dès lors le viol comme crime de guerre. Certaines victimes auraient à peine huit ans, relate le Daily Mail.

Des employés de l'organisation humanitaire "Save the Children" ont récoltés des témoignages particulièrement atroces d'enfants parvenus à fuir après avoir vu leur père se faire tuer et leur mère violée par les troupes de Kadhafi. Ils viennent des villes de Misrata, Ajdabia et Ras Lanuf et sont désormais réfugiés dans des camps temporaires à Benghazi où ils racontent aux travailleurs humanitaires de "Save the Children" les pires horreurs.

Pas de rapport officiel
"Il n'existe pas de rapport officiel sur le viol d'enfants mais tous les témoignages sonnent de la même manière dans les quatre camps que nous avons visité", relate Michael Mart de "Save the children". "Les enfants nous racontent les scènes d'horreur auxquelles ils ont assisté. Certains ont vu leur père assassiné et leur mère violée. Ils racontent aussi des choses qui seraient arrivées à d'autres enfants. Il s'agit probablement d'eux-mêmes mais n'osent le dire par honte. C'est un mécanisme connu dans les cas de violence extrême à l'encontre d'enfants".

"Ce qui nous préoccupe c'est que seul un nombre limité se trouve en sécurité dans les camps. Qu'en est-il de ceux qui sont encore coincés à Misrata ou dans d'autres zones de violence? Eux ne peuvent pas faire connaitre au monde les souffrances qu'ils endurent. En voyant l'état dans lequel les enfants réfugiés dans nos camps se trouvent, on sait qu'ils ont vécu une situation horrible: ils se réveillent la nuit en pleurant, se renferment et refusent de jouer avec d'autres enfants. Chaque fois qu'ils entendent des coups de feu, ils revivent les mêmes horreurs dont ils ont été les témoins. Et la plupart d'entre eux n'a pas fini de souffrir", déplore Michael Mart.

En outre, selon certains rapports, les troupes de Kadhafi ingérerait du Viagra afin d'utiliser les viols comme arme de guerre. Le cas le plus connu est celui d'Iman al-Obeidi, 28 ans.

Les hommes de Kadhafi lui auraient passé les menottes alors qu'elle passait un point de contrôle basé à Tripoli. Quelques heures après son arrestation, elle se serait fait violer par quinze hommes. "Ils m'ont attachée fermement, violée, et ont même fait leurs besoins sur moi", avait tenté de raconter la femme de 35 ans à des journalistes réunis dans un hôtel de Tripoli, avant d'être à nouveau arrêtée manu militari par les forces pro-Kadhafi.

Loi du silence
Des médecins en poste à Misrata ont eux aussi fait état de patients qui avaient subi des violences sexuelles. Hélas, la plupart des victimes refusent de parler de viol afin de ne pas être stigmatisé dans une Libye encore très conservatrice. Abdelbaset Abumzirig, porte-parole des rebelles affirment qu'une série d'horribles attaques ont eu lieu à Misrata. "Les troupes de Kadhafi ont reçu l'ordre de violer les femmes. Certaines se taisent parce que c'est comme ça ici mais d'autres ont raconté leur agression à des organisations humanitaires".

Dans une interview au Sunday Times, le docteur Khalifa al-Sharkassi a raconté que deux soeurs de 16 et 20 ans avaient été violées par des mercenaires africains au service de Kadhafi, parce que leur frère avait rejoint l'armée rebelle. Leur mère avait été enfermée dans la pièce d'à côté pendant le viol des jeunes filles. "Une de mes patientes s'est nettoyée avec de l'eau de Javel après avoir été violée tandis qu'une autre s'est injectée du chlore parce qu'elle pensait que ça lui éviterait d'être enceinte", a raconté le médecin. (7sur7)

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