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Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique. © reuters

L'Otan renforce son aide à l'Ukraine, mais se tait sur l'adhésion

L'Otan est disposée à aider l'Ukraine politiquement et à lui fournir une aide par le biais d'une coopération pratique, mais ne montre guère d'enthousiasme face à une possible candidature de Kiev à l'adhésion, qui reste une perspective lointaine en dépit d'une promesse remontant à 2008, dans un contexte bien différent.

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La déclaration conjointe adoptée mardi par les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Alliance atlantique et leur homologue ukrainien, Pavlo Klimkine - qui, retenu à Kiev par un débat parlementaire, était en vidéo-conférence avec Bruxelles - réaffirme l'exigence des alliés pour le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et des frontières internationalement reconnues de l'Ukraine.

"Nous condamnons fermement l'action continue et délibérée de déstabilisation de l'est de l'Ukraine que la Russie mène en violation du droit international, notamment la fourniture de chars, de systèmes de défense aérienne perfectionnés et d'autres armes lourdes aux séparatistes, ainsi que ses activités militaires, qui violent les accords conclus en septembre à Minsk", ajoute le texte.

"Partenariat spécifique"
Les Alliés renforcent actuellement leur soutien pour que l'Ukraine puisse mieux assurer sa propre sécurité, par un coopération dans le cadre d'un "partenariat spécifique". "Nous renforçons actuellement notre coopération dans le secteur de la défense et de la sécurité, au travers de programmes de développement capacitaire et de constitution de capacités soutenables destinés à l'Ukraine".

La déclaration annonce que quatre fonds d'affectation spéciale et les projets relatifs au commandement, au contrôle, à la communication et à l'informatique, à la logistique et à la normalisation, à la cyberdéfense, à la transition de carrière pour le personnel militaire et à la réadaptation médicale sont désormais "opérationnels".

Mais elle ne donne aucune indication sur la réponse que l'Otan pourrait donner à un éventuel dépôt de candidature de la part de Kiev.

"Le souhait du peuple ukrainien de rejoindre la familles des démocraties européennes est clair et doit être respecté", s'est contenté d'affirmer le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.

"C'est au pays concerné de décider s'il souhaite postuler à une adhésion à l'Otan ou non", a-t-il ajouté.

"Je respecterai la décision de souhaiter devenir membre ou de ne pas devenir membre", a poursuivi M. Stoltenberg en se refusant à toute ingérence dans le processus de décision.

Promesse de référendum
Le président ukrainien Petro Porochenko a promis fin novembre d'organiser un référendum national sur une adhésion de l'Ukraine à l'Otan, une fois que "les critères seront remplis".

En 2008, lors du sommet atlantique de Bucarest, les dirigeants des pays de l'Otan avaient convenu que la Géorgie et l'Ukraine deviendraient membres de l'Alliance à terme, sans fixer la moindre échéance.

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Mais en 2010, le président pro-russe nouvellement élu, Viktor Ianoukovitch, annonce que son pays adoptera à l'avenir un statut "hors bloc", tout en poursuivant sa coopération pratique avec l'OTAN au même niveau qu'avant, l'OTAN respecte cette décision.

Le nouveau gouvernement ukrainien souhaite reprendre le processus d'adhésion à l'Otan interrompu par M. Ianoukovitch, chassé du pouvoir en février. Cette idée a gagné en popularité cette année parmi les Ukrainiens mais dont sa mise en oeuvre est très incertaine.

L'Otan rappelle en effet à l'envi que la porte de l'Otan est ouverte à Kiev, soulignant que chaque pays est libre de choisir sa propre destinée, tout en avertissant qu'il lui faudrait répondre à de critères très stricts, à la fois politiques et militaires, qui sont encore loin d'être atteints. "La porte est ouverte, mais ne la poussez pas trop", est le conseil discrètement donné au président Porochenko, résume un diplomate.

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