Plein écran
© epa

L'UCL a compté le nombre de fake news sur Twitter lors de la campagne présidentielle américaine

Lors de la campagne à l'élection présidentielle américaine en 2016, quelque 7,5 millions de tweets ont renvoyé vers des 'fake news', selon une étude d'un chercheur de l'Université catholique de Louvain (UCLouvain), qui a analysé 171 millions de tweets au total. La diffusion de ces fausses nouvelles semble être le fait de réseaux hyper connectés et le fruit d'un comportement collectif, d'après Alexandre Bovet, dont le travail a été publié dans la revue scientifique Nature Communications.

Les 171 millions de tweets ont été collectés durant les cinq mois qui ont précédé le jour de l'élection. Parmi eux, le chercheur à l'UCLouvain en a identifié 30 millions, envoyés par 2,2 millions d'utilisateurs, contenant un lien vers une source d'information. Il a ensuite classifié ces sources comme émanant d'une source traditionnelle ou étant de la désinformation.

D'après son analyse, 25% des tweets intégrant un lien vers un site d'info dirigaient vers des sites connus pour diffuser des fake news ou des nouvelles extrêmement biaisées. Les comptes automatisés diffusant des fake news étaient en outre plus de deux fois plus actif que les autres.

D'après Alexandre Bovet, les réseaux de diffusion de fake news et de nouvelles extrêmement biaisées sont plus densément connectés. Cela signifie notamment que les utilisateurs retweetent plus et sont plus souvent retweetés, explique-t-il.

Là où les diffuseurs de news traditionnelles les plus importants sont principalement des journalistes avec des comptes vérifiés par Twitter, des comptes non-vérifiés et effacés sont souvent présents parmi les diffuseurs principaux de fake news et d'infos extrêmement biaisées.

Leur difusion est le résultat d'un comportement collectif
Enfin, le chercheur a découvert que les principaux diffuseurs des médias du centre et du centre-gauche influencent largement l'activité de Twitter alors que ceux qui répandent des fake news semblent simplement suivre l'activité du réseau social, en particulier celle des partisans de Donald Trump.

Ces différents résultats suggèrent que la diffusion des fake news et des informations extrêmement biaisées semble se produire dans des réseaux plus connectés et être le résultat d'un comportement collectif. Celle des infos du centre et du centre-gauche est par contre dirigée par un petit nombre d'utilisateurs très influents, principalement des journalistes, et se fait en cascade, via des réseaux, avec des connections très hétérogènes.

  1. Gouvernement ouvert à la société civile: vraie idée ou coup de communication d’Ecolo?
    Analyse

    Gouverne­ment ouvert à la société civile: vraie idée ou coup de communica­ti­on d’Ecolo?

    Un gouvernement wallon minoritaire PS-Ecolo appuyé par des représentants du monde associatif, est-ce vraiment possible? Que renferme exactement la notion de société civile? Comment cette majorité originale pourrait-elle être mise sur pied et est-elle réellement “plus démocratique”? Quels sont les (dés)intérêts des différents partis? Le MR, qui n’a pas été consulté pour la formation d’une coalition, a-t-il des raisons de se sentir floué? Tentative de réponses avec le politologue de l’ULB, Pascal Delwit.
  2. L’affaire Pauwels bouleversée par une histoire de cœur? “Le chef d’enquête a pollué ce dossier comme un cancer”

    L’affaire Pauwels boule­versée par une histoire de cœur? “Le chef d’enquête a pollué ce dossier comme un cancer”

    Me Frank Discepoli, avocat de Farid Hakimi, principal inculpé dans le cadre du dossier des home-jacking dans lequel est inculpé l'animateur Stéphane Pauwels, a demandé à la chambre des mises en accusation de la cour d'appel du Hainaut de prononcer l'irrecevabilité des poursuites, estimant que le chef d'enquête "a pollué ce dossier comme un cancer" en faisant des promesses à un autre inculpé. Il a été imité par d'autres avocats scandalisés par la tournure que prend ce dossier.