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Devant la synagogue endeuillée, horreur et stupeur chez les ultra-orthodoxes. © epa

L'UE appelle au calme après "l'acte de terreur" à Jérusalem

L'Union européenne a sévèrement condamné mardi l'attaque meurtrière menée contre une synagogue à Jérusalem par deux Palestiniens, et appelé "tous les dirigeants de la région" à "faire tout leur possible pour immédiatement apaiser la situation".

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Des photos des auteurs de l'attaque - saluée par le Hamas - ont été brandies à Rafah. © photo_news
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"C'est un acte de terreur contre des fidèles lors de leur prière du matin, et c'est condamnable à tous points de vue", a déclaré dans un communiqué la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. "J'appelle tous les dirigeants de la région à travailler ensemble et à faire tout leur possible pour immédiatement apaiser la situation et empêcher une nouvelle escalade", a-t-elle ajouté.

Quatre Israéliens ont été tués mardi dans cette attaque perpétrée par deux Palestiniens, qui ont été abattus par la police, tandis que neuf personnes ont été blessées. Cet attentat, mené "à la hache, au couteau et au pistolet" selon la police israélienne, a été salué par les deux principaux mouvements islamistes palestiniens, le Hamas et le Jihad islamique.

"Je condamne tout à fait toutes les déclarations qui appellent ou louent de telles attaques", a réagi Mme Mogherini.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu'elle était "le résultat direct des incitations à la violence menées par le Hamas et Mahmoud Abbas", le président palestinien. Ce dernier a condamné "le meurtre de fidèles priant dans une synagogue" et le "meurtre de civils de quelque bord qu'ils soient".

M. Netanyahu a promis de réagir "avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs" dans une synagogue, un acte qui fait redouter que les violences, continues depuis plusieurs mois à Jérusalem, ne dégénèrent en conflit religieux.

"J'appelle toutes les parties à s'abstenir de toute action qui pourrait aggraver la situation, que ce soit sous forme d'incitations à la violence, de provocations, de recours excessif à la force ou de représailles", a déclaré Mme Mogherini, plaidant pour la reprise des pourparlers sur la coexistence pacifique de deux Etats.

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