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La Belgique défend son vote au Conseil des droits de l'homme

"La politique (israélienne) de colonisation n'amène à rien dans un processus qui se base sur la coexistence pacifique de deux Etats contigus", a souligné mardi un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères, après la polémique suscitée en Israël par le vote d'une résolution sur le sujet au Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Le Conseil a déclenché la colère d'Israël après avoir donné jeudi son feu vert à la mise sur pied de la première mission d'enquête internationale indépendante sur l'impact des colonies dans les Territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est.

La Belgique et l'Autriche sont les deux seuls pays européens membres du Conseil à avoir voté en faveur de cette enquête, les six autres s'étant abstenus. En réaction, le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué lundi les ambassadeurs de Belgique et d'Autriche à Jérusalem.

Selon un porte-parole des Affaires étrangères, la Belgique a en fait bien défendu la ligne définie préalablement par la majorité des Etats de l'UE, bien que six pays aient voté l'abstention.

La résolution confirme la position claire de l'Union européenne et de la Belgique selon laquelle la colonisation porte atteinte à la résolution pacifique du conflit, ajoute le porte-parole.

La Belgique est bien d'opinion que la mission d'enquête sur la colonisation "n'est pas un élément constructif dans le débat", nuance-t-il. "C'est la raison pour laquelle elle n'a pas co-sponsorisé la résolution, même si elle a voté en sa faveur". En effet, la mission a été "considérée comme marginale par rapport à l'argument central de la résolution qui est celui de l'opposition à la politique des colonisations".