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© Joost De Bock

"La Belgique est un aimant à réfugiés"

"Nous sommes punis d'être si généreux. La Belgique est un aimant à réfugiés", affirme Bart De Wever dans une interview accordée au quotidien flamand Het Laatste Nieuws.

En tant que père, il a été bouleversé par la photo d'Aylan, le petit garçon syrien trouvé mort sur une plage de Bodrum. "Cela m'a donné des frissons. Mais je reste rationnel car ce cliché est devenu un moyen de pression émotionnel afin de plaider pour une politique européenne d'ouverture des frontières".  

Pas de sentiment de culpabilité
"Je refuse de me sentir coupable parce que je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Et je ne veux pas qu'on me considère comme quelqu'un de dur parce que je pense que les nouveaux arrivants ici ne doivent pas immédiatement recevoir les mêmes droits sociaux que les gens qui ont contribué toute leur vie à notre sécurité sociale ".

"Foutaises"
L'homme fort de la N-VA émet ensuite de sérieux doutes quant aux avantages de la migration: "Tous ces économistes qui disent que la migration est une aubaine pour la société, l'économie et la sécurité sociale: des foutaises. En tant que maire d'Anvers, je regarde les chiffres et j'en sais assez."

Il indique que sa boîte mail déborde de réactions négatives, voire dégoûtantes suite à l'arrivée des migrants. "Je condamne cela. Mais je comprends leur malaise. Personne ne naît raciste. L'intolérance est la conséquence d'une politique erronée".