Plein écran
© Capture d'écran

La descente du col de Sarenne hante les coureurs: "ASO joue avec nos vies"

VideoLa descente du col de Sarenne consécutive à l'ascension de l'Alpe d'Huez est redoutée par l'ensemble du peloton. Vertigineuse, sinueuse, non pourvue de barrières de protection dans les virages à épingle, elle hante bon nombre de coureurs. Certains la jugent même "criminelle". Depuis sa création, c'est la toute première fois que le Tour de France l'emprunte.

Comme il s'agit de l'unique itinéraire possible pour rejoindre Bourg d'Oisans, la double montée de l'Alpe implique inéluctablement un passage par cette descente. Celle-ci n'est d'ailleurs pas sans rappeler le terrible Monte Crostis, rayé en dernière minute du Giro en 2011 pour des raisons similaires.

"Tout simplement irresponsable"
Début juin, la route pastorale de Sarenne (où la vitesse est limitée à 20km/h en principe) n'avait pas posé de problème particulier lors du Dauphiné Libéré. De là à dire qu'elle n'était pas sans risque, il y a une marge. Rebitumée pour le passage du Tour, la route reste inégale et suscite encore moultes critiques de la part des coureurs.

"La route est étroite, vieille et mal entretenue", peste Tony Martin. "De plus, il n'y a pas de glissières de protection. Si vous ratez un virage, vous tombez 30 mètres plus bas. C'est tout simplement irresponsable", prolonge-t-il.

Hier, une rumeur faisait état d'une modfication du tracé, compte tenu notamment des conditions climatiques (ndlr. on annonce des averses aujourd'hui). Chris Froome en personne n'a pas caché qu'il y était favorable. "La sécurité avant tout", plaidait-il. "Pas question", a rétorqué Jean-François Pescheux, directeur de course. Pour la Saxo Bank et son manager Bjarne Riis, il ne semble pas y avoir de crainte non plus. "C'est le Tour de France et pas une course de cyclotouristes du dimanche".

"S'il pleut, il va y avoir des accidents"
Maxime Monfort a lui aussi fait part de son scepticisme. "La bonne chose avec la descente du col de Sarenne est que si vous manquez un virage, vous serez plus rapidement en bas puisqu'on tombe directement au fond...", a tweeté le coureur de la RadioShack.

Thomas de Gendt (Vacansoleil) va même plus loin. "S'il pleut, il va y avoir des accidents. C'est irresponsable. ASO joue avec la vie des coureurs. Il peut y avoir des morts", prévient-il.