Plein écran
© getty

La durée de vie d'un A320 est de 35 à 40 ans

Les Airbus A320 sont des engins "très fiables", a estimé Alain Vanalderweireldt, président de la Belgian Cockpit Association (BeCA), après le crash, mardi, d'un tel engin appartenant à la compagnie allemande Germanwings dans les Alpes françaises.

Il n'est "pas exceptionnel" de faire voler un A320 qui a été livré il y a 25 ans puisque "leur durée de vie est de 35 à 40 ans", a précisé Alain Vanalderweireldt. Selon le site Flightradar24, l'avion de Germanwings, un A320 immatriculé D-AIPX, est l'un des plus anciens exemplaires d'Airbus A320. Thomas Winkelmann, CEO de Germanwings, a précisé mardi que l'appareil avait été livré à la Lufthansa, maison-mère de la compagnie, en 1991.

Hypothèse probable
Dans le cas où l'engin a été victime d'un problème de pressurisation, hypothèse la plus probable selon le président de la BeCA, soit une chute de pression interne dans la cabine de l'avion, l'équipage a pour objectif de redescendre à une altitude "viable" pour l'être humain, à savoir 10.000 pieds (environ 3.000 mètres) ou en-dessous. Dans ce cas-ci, le relief de la région étant très accidenté, l'avion aurait été impacté "dans un zone de haut terrain", selon le site Flightradar24, décrypté par l'expert. "J'imagine qu'ils ont dû effectuer une 'emergency descent' (descente éclair)", suppose encore Alain Vanalderweireldt.

"Système de redondance"
A 38.000 pieds, l'air est en effet raréfié, raison pour laquelle l'air à l'intérieur de la cabine est pressurisé. Il existe toutefois un "système de redondance" qui permet d'avoir une solution de back-up si le système de pressurisation ne fonctionne plus. "Ce genre de scénario est relativement rare", explique toutefois le représentant de la BeCA.

"Temps de conscience utile"
"Les pilotes disposent alors d'un 'temps de conscience utile' de trente secondes à deux minutes pendant lequel ils doivent mettre les masques à oxygène, ralentir les moteurs de l'engin et sélectionner une altitude plus basse. Ils descendent alors à une allure de 6.000 à 8.000 pieds par minute", détaille Alain Vanalderweireldt.