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Brieuc de Meeüs, CEO de la STIB. © photo_news

"La Stib pourrait exploiter le réseau SNCB à Bruxelles"

Update"La Stib pourrait exploiter le réseau SNCB à Bruxelles", affirme le CEO de la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) Brieuc de Meeûs, dans un entretien accordé à L'Echo et De Tijd samedi. La proposition n'est pas réaliste, a réagi samedi le cabinet du ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR). Elle équivaudrait en plus à défendre la régionalisation du rail.

"En 2023, il y a libéralisation du rail et donc il y a des sillons qui vont être disponibles sur le réseau Infrabel à Bruxelles. La question est de savoir si la Stib pourrait exploiter du transport public sur ce réseau", explique le CEO, jugeant cette interrogation "pas du tout saugrenue". "Nous sommes un opérateur de transport public quel que soit le moyen finalement. On ne l'a pas techniquement étudié mais au niveau du concept, je trouve que l'idée est très élégante", ajoute-t-il précisant qu'il ne sait pas si l'hypothèse est faisable.

Pas "un adepte de la gratuité totale"
Dans le débat relatif à la gratuité des transports publics bruxellois, Mr Brieuc de Meeûs affirme ne pas être "un adepte de la gratuité totale car je pense que tout à une valeur et que celle-ci doit être reconnue". Il y a toutefois "des solutions pour adapter les tarifs aux profils socio-économiques de la population bruxelloise".

"C'est irréaliste"
François Bellot n'est pas emballé par cette idée. Il pointe la spécificité du réseau ferroviaire à Bruxelles, qui s'assimile à une sorte de rond-point permettant aux trains d'irriguer la capitale en provenance des provinces et aux Bruxellois de se déplacer dans leur région via la trentaine de gare du réseau S. Il permet aussi de traverser la ville pour aller de Liège à Gand ou Ostende par exemple.

"Mettre des trams sur le réseau ferroviaire bruxellois reviendrait à mettre des voitures qui tournent en permanence dans le rond-point sans en sortir", illustre le ministre de la Mobilité. "Plus aucune voiture ne pourrait donc entrer, circuler et sortir du rond-point. Par conséquent, cela revient à séparer le réseau en trois : un bruxellois, un flamand, un wallon."

Politiquement, cela revient dès lors à défendre la régionalisation du rail, conclut-il. "Est-ce cela que l'on veut quand on voit toute la perte d'efficacité opérationnelle qu'a déjà créé la scission de la SNCB unitaire en trois sociétés? ", s'interroge-t-il.

La SNCB ne tient pas à rentrer dans la discussion à ce stade. "Il revient aux quatre ministres de la Mobilité d'atterrir sur une position commune", a indiqué l'entreprise via sa porte-parole.

Weyts pour une seule entreprise flamande de transport public
Le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA) a lui réagi positivement samedi à la réflexion du patron de la Stib. Cette entreprise et la Région bruxelloise ont raison de remettre en question le monopole de l'entreprise ferroviaire", estime-t-il, plaidant pour une seule et unique entreprise flamande de transport public.

"Je poursuis volontiers leur logique. Si nous recevons le contrôle des chemins de fer en Flandre, nous pourrons alors au moins coordonner l'offre de transport actuelle de bus et de trams à celles des trains. Le train doit en effet toujours être le pilier d'un réseau de transport public complet et efficace."

Le ministre espère dès lors qu'une unique société de transport flamande pourra voir le jour. Avec une seule formule de billet et un abonnement pour le train, le tram et le bus, comme c'est par exemple le cas à Londres. "Ajoutez à cela des vélos et des voitures partagés et même des taxis et vous obtenez alors une réponse efficace et innovante au défi climatique", lance-t-il.

"Avec un abonnement qui vous permet de vous déplacer de porte à porte rapidement et efficacement, tant pour des distances courtes que longues, vous pouvez vraiment amener les gens à délaisser plus souvent leur voiture", a-t-il conclu.

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