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Carles Puigdemont © photo_news

La Sûreté de l'État critiquée pour son manque de suivi dans l'affaire Puigdemont

Des agents espagnols ont surveillé le président déchu de la Catalogne, Carles Puigdemont, en Belgique, où le sécessionniste s'est exilé après la déclaration d'indépendance avortée de sa région en octobre 2017. Selon le Comité R, la Sûreté de l'État n'a pas suffisamment suivi la situation, écrivait mercredi De Standaard.

Le Comité R, qui contrôle les services de renseignement belges, a mené l'enquête sur la surveillance espagnole de M. Puigdemont. Les premiers résultats ont été présentés au parlement mardi, à huis clos.

La réponse de la Belgique
L'organe de contrôle a relevé plusieurs problèmes. Ainsi, la Sûreté aurait estimé qu'il ne lui appartenait pas de surveiller les activités de services étrangers sur le territoire belge dès lors qu'il ne s'agissait pas d'espionnage de la Belgique. Le service de renseignement aurait également communiqué l'information à son ministre de tutelle, Koen Geens (CD&V), en vue d'une réponse à une question parlementaire.

Une compétence de la Sureté de l'État
Cependant, depuis début 2016, ce genre de suivi constitue bien une compétence de la Sûreté de l'État et de son équivalent militaire. Le Comité R recommande à la Sûreté de se conformer à la loi.

Hier/mardi, il a été décidé que le Comité P, qui contrôle les activités de la police, serait impliqué dans l'enquête pour le volet policier de l'affaire.

La Sûreté n'a pas souhaité réagir auprès du Standaard.