Le djihadiste reconverti boulanger à Anvers

De décembre 2013 à janvier 2014, Michael "Younès" Delefortrie rejoint Daesh en Syrie. Il n'y restera qu'un petit mois "pour retourner auprès de sa famille qui lui manquait", dit-il. Emprisonné pendant deux mois, il est désormais libre et tient sa propre boulangerie à Anvers. Le magazine Paris Match est parti à sa rencontre.

L'homme garde un discours très radical. S'il porte des vêtements "occidentaux", il ne serre pas la main aux femmes. Cet ancien membre de Sharia4Belgium a passé six semaines en Syrie, entre fin 2013 et début 2014, dans la région d'Alep.

Les nuits étaient difficiles en Syrie ("Je restais couché avec mon fusil AK et deux grenades près de ma tête", dit-il) mais la violence qui y régnait ne le choquait pas. Sa mission était d'enterrer les corps dans des plaines reconverties en cimetières. "Cela ne m'a pas traumatisé puisqu'ils sont morts de la meilleure façon, au combat." Younès assure qu'il n'a jamais tué personne.

Condamné à trois mois de prison avec sursis à son retour de Syrie, il est aujourd'hui suivi de près par Montasser Alde'emeh, un spécialiste du djihad. Son discours est toujours teinté de haine, même si le travail qui est fait avec lui porte (un peu) ses fruits. "L'idéologie islamique et la religion musulmane domineront un jour le monde", lance-t-il malgré tout.

Il y a dix jours, Younès avait aussi accordé une interview aux télévisions. Vous pouvez la voir dans la vidéo ci-dessous.