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François Hollande et Valérie Trierweiler à leur arrivée dans le jardin des Tuileries. © afp

Le nouveau président rend hommage à Jules Ferry

UpdateLe nouveau président François Hollande a condamné la défense de la colonisation par Jules Ferry qualifiée de "faute morale et politique", mardi lors de son allocution aux jardin des Tuileries en hommage à celui qui fut par ailleurs "un grand ministre de l'instruction publique".

"Tout exemple connaît des limites, toute grandeur à ses faiblesses et tout homme est faillible. En saluant aujourd'hui la mémoire de Jules Ferry qui fut un grand ministre de l'instruction publique, je n'ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée", a déclaré François Hollande.

Ce dernier a annoncé qu'il voulait accorder "la priorité aux écoles des quartiers populaires, ainsi qu'à celles de certaines zones rurales aujourd'hui abandonnées, oubliées, reléguées".

"C'est à cette tâche noble entre toutes que l'école se dévoue depuis plus d'un siècle : faire de l'école un lieu d'intégration de tous les enfants", qui "reste la plus belle des ambitions nationales", a-t-il dit. "C'est celle que je porte aujourd'hui", a-t-il ajouté, s'exprimant depuis le jardin des Tuileries.

Hollande confirme les 60.000 postes nouveaux postes
François Hollande a également confirmé "comme président de la République" ses engagements de campagne de créer 60.000 postes dans l'Education nationale et de rétablir la formation des enseignants. L'école "doit être assurée de ses ressources, on ne peut pas enseigner correctement sans un encadrement suffisant pour nos enfants", a-t-il déclaré. "C'est la raison de mon engagement et je le réitère aujourd'hui comme président de la République de recruter 60.000 personnels de l'éducation sur la durée de mon mandat", a-t-il lancé.

"Je veux qu'elle retrouve tous les moyens d'être fidèle à sa vocation, je veux lui redonner confiance en elle-même, sa foi dans ses propres capacités, sa volonté d'être conforme à notre histoire et à ce qu'exige notre avenir", a-t-il martelé. "L'école a besoin de réformes, elle attend aussi de la considération de la nation et elle appelle le soutien de l'Etat", a-t-il souligné.