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Les difficultés de la Plateforme citoyenne

Trois ans et demi après le début de l'accueil de migrants via la Plateforme citoyenne, les bénévoles fatiguent, relève jeudi Le Soir. Depuis quelques mois, l'association organise deux moments de dispatching par semaine, contre sept auparavant.

Un toit, un repas, une douche. Lors des premiers mois, les citoyens se sont montrés très proactifs. Mais recevoir des gens qu'ils ne connaissent pas, avec une histoire lourde, n'est pas une mince affaire sur le long terme.

La Plateforme citoyenne a obtenu des autorités l'ouverture d'un centre d'hébergement à la Porte d'Ulysse, à Bruxelles, ce qui a permis de soulager les hébergeurs.

Environ 8.000 familles ont logé quelqu'un au moins une fois, mais leur nombre diminue. "Cinq ou six hébergeurs prennent en charge quelques migrants qu'ils connaissent bien. En plus cela leur permet de les aider dans leurs démarches administratives", explique au Soir le fondateur de l'association, Mehdi Kassou.

Les personnes actives ont été classées selon ce qu'elles peuvent offrir aux migrants. "Certaines sont dans l'hébergement d'urgence, d'autres dans l'accompagnement des demandes d'asile, d'autres dans l'accueil de personnes souffrant de problèmes médicaux (...) C'est surtout le travail social qui prend le dessus."

"Nous attendons de voir le résultat des élections. Si le gouvernement est plus progressiste, la création d'une solution structurelle sera peut-être envisagée", lance Mehdi Kassou.

La Plateforme estime que 700 à 800 personnes sont en demande d'hébergement chaque jour. En plus du centre d'hébergement, elle parvient à placer 250 personnes dans les familles. 200 migrants restent donc sans solution.