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Les enfants de l'EI ne doivent pas être stigmatisés comme des "terroristes" selon l'Unicef

Les enfants ayant grandi au sein du "califat" autoproclamé du groupe djihadiste Etat islamique (EI) ne doivent pas être stigmatisés comme des "terroristes", a averti lundi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Le sort des enfants des djihadistes qui ont fui ces derniers jours l'ultime réduit de l'EI dans l'est syrien ne doit pas être ignoré, a également déclaré le directeur régional de l'Unicef pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, le Belge Geert Cappelaere.

"Le message selon lequel ces enfants sont indésirables prend de l'ampleur", a affirmé M. Cappelaere lors d'une conférence de presse dans la capitale libanaise Beyrouth.

Selon l'Unicef, quelque 3.000 enfants étrangers se trouvent actuellement dans le camp de déplacés d'Al-Hol (nord-est de la Syrie), qui a accueilli la majorité des personnes fuyant ces dernières semaines l'ultime poche de l'EI, pilonnée par les Forces démocratiques syriennes (FDS).

3.000 enfants concernés
Ils sont originaires d'au moins 43 pays, dont beaucoup sont réticents à l'idée de les rapatrier. Après une montée en puissance fulgurante en 2014 et la proclamation d'un "califat" sur de larges pans de territoire à cheval entre la Syrie et l'Irak, l'EI est désormais sur le point d'être rayé de la carte.

"C'est un problème qui ne peut être caché sous le tapis", a averti M. Cappelaere, lors du lancement d'un CD de chants d'enfants, qui coïncide avec le huitième anniversaire du conflit en Syrie.

Alors que les combats ont cessé ces derniers mois dans plusieurs régions syriennes, des millions d'enfants ont toujours besoin d'aide humanitaire. La guerre en Syrie a fait plus de 360.000 morts et des millions de déplacés.