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Les erreurs des films nommés aux Oscars

De nombreux films nommés cette année aux Oscars se basent sur des histoires vraies ("Lincoln", "Dark Zero Trente", "Argo") ou des romans connus ("Les misérables", "Life of Pi"). Et les incohérences sont légions: pas simple en effet de résumer en deux heures environ un bouquin de centaines de pages ou une histoire réelle longue de plusieurs années. Les modifications apportées par les réalisateurs passent généralement inapercues mais en voici cinq, parmi les plus évidentes.

"Zero Dark Thirty": un raid trop bruyant
L'homme qui a tué Ben Laden a donné ses impressions sur le film de la réalisatrice Kathryn Bigelow. Selon lui, il y a quelques erreurs mineures à l'écran: le chien présent lors de la mission était un Malinois et non un Berger allemand et les lunettes nocturnes portées par les marines n'existaient pas à l'époque. Enfin, il précise que l'attaque s'est faite dans le plus grand silence. A l'écran, les marines crient avant de faire sauter les portes dans l'enceinte de la forteresse de Ben Laden et hurlent son nom quand ils entrent dans la maison. En réalité, l'assaut s'est déroulé dans le plus grand calme possible, pour ne pas faire fuir le terroriste.

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Personne n'a poursuivi l'avion dans "Argo"
L'une des Américaines sauvée de l'Iran qui a inspiré l'histoire d'"Argo" a expliqué au Washington Post que certaines parties du film étaient romancées. Ainsi, dans la réalité, les six Américains étaient répartis dans deux maisons. Dans le film, ils se trouvent tous dans la seule ambassade du Canada. Le film minimise d'ailleurs le rôle du Canada dans la libération des otages afin de mettre la CIA en avant. Enfin, la scène finale, qui montre une voiture poursuivre un avion sur le point de décoller sur le tarmac de l'aéroport, n'a jamais eu lieu dans la vraie vie. Tony Mendez, le véritable agent de la CIA dont le rôle est joué par Ben Affleck, a affirmé que tout s'était très bien passé à l'aéroport, excepté un petit problème mécanique qui a retardé un peu le décollage de l'appareil. La course-poursuite, ce n'est qu'à Hollywood.

Le Connecticut n'était pas pro-esclavage comme le veut "Lincoln"
On vous en avait déjà parlé: dans le film "Lincoln", le Connecticut est pour l'esclavage. Ce n'était pas le cas en réalité. Autre remarque, mais c'est un détail, avouons-le, Lincoln ne jurait pas autant.

Une chanson inventée dans "Les Misérables"
Il faut avoir vu la comédie musicale pour le savoir mais la chanson "Suddenly" que Valjean chante à sa fille adoptive Cosette a été écrite pour le film. Cette chanson originale, la seule donc du film, a donc pu être nominée dans la catégorie "meilleure chanson originale". Face à Adele et son "Skyfall", elle n'a pas vraiment de chance mais passons.

Une insulte jamais employée à l'époque de "Django Unchained"
On ne parle pas ici du mot "nigga" mais bien du "motherfucker", lâché plusieurs fois par Samuel L. Jackson dans "Django Unchained". Reste que cette vilaine expression qu'on vous laissera traduire n'était pas employée à l'époque.