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Wouter Van Besien, président de Groen. © photo_news

Les grands patrimoines à la rescousse de la politique sociale

Groen veut consacrer 7,5 milliards d'euros à une diminution des charges et affecter à la politique sociale le produit d'un impôt sur les grands patrimoines. Cet impôt remplacerait les autres prélèvements existants sur le patrimoine. Selon les Verts flamands, seul les 15% des contribuables les plus riches, disposant d'un patrimoine supérieur à un million d'euros, seront touchés.

Le plan "O2" de Groen coûterait 26 milliards d'euros, soit plus que ce que proposent les autres partis. "Nous voulons jouer cartes sur table et nous sommes plus ambitieux. Les autres partis ont réalisé un exercice budgétaire, nous avons fait un exercice de société", a expliqué le président Wouter Van Besien.

Le programme présente une batterie d'investissements sociaux. Groen souhaite ainsi compléter la pension légale par un bonus pour le nombre d'années de travail, représentant 1,3 milliards d'euros. Pour relever les allocations sociales au-dessus du seuil de pauvreté, le parti veut mobiliser 1,9 milliard, ainsi qu'1,8 milliard pour résorber les listes d'attente dans les crèches.

La diminution des charges de 5,1 milliards serait répartie sur les employeurs et les travailleurs. Les Verts veulent également investir dans la qualité des emplois, en luttant par exemple contre les "burn-out" ou en améliorant les crédits-temps. Groen mise sur la création de 100.000 emplois. Il estime aussi qu'il est possible d'économiser 5,4 milliards d'euros dans les dépenses publiques en accroissant l'efficacité des services publics.