Plein écran
Les Red Panthers. Image d'archives juillet 2018. © belga

Les Red Panthers renouent avec la Pro League par un partage sans bonus aux USA

Un mois après leur tournée en Argentine et Océanie, les Red Panthers, l'équipe féminine belge de hockey classée au 13e rang à la FIH, ont renoué avec la Pro League en partageant 1-1 avec les Etats-Unis, 12e nation mondiale, dans son 4e match de la compétition mondiale, vendredi soir à Lancaster, en Pennsylvanie. La Belgique a ensuite laissé échapper le point de bonus supplémentaire s'inclinant 5-4 dans l'exercice des shoot-outs.

Après deux succès en Nouvelle-Zélande et en Australie ainsi qu'une défaite en Argentine - et donc six points à leur compteur, bien mieux que ce qu'elles espéraient au départ - les protégées de Niels Thijssen ont repris le chemin de la Pro League en rencontrant un adversaire invictorieux en quatre matchs (3 défaites et un nul contre l'Argentine) et dernière au classement de neuf nations engagées. Les Belges ont entamé de manière parfaite leur duel. Dès la 5e minute, un envoi de revers de la jeune Ambre Ballenghien, 18 ans, a été prolongé par Alix Guerniers, trompant la gardienne américaine. Les joueuses locales ont dominé le deuxième quart-temps, mais se sont heurtées à chaque fois sur Aisling D'Hooghe, le dernier rempart des vice-championnes d'Europe en titre.

Après le repos et malgré une meilleure possession de balle, ni Ballenghien ni Tiphaine Duquesne ne sont parvennues à accentuer l'avance de la Belgique. Les Etats-Unis ont profité de plus d'espaces dans le dernier quart-temps pour se créer leur 4e penalty corner, sur lequel les Américaines ont réussi à égaliser sur une phase bien concrétisée par Danielle Grega (50e).

Aux shoot-outs devant attribuer un point de bonus en cas de match nul, les Belges ont été menées lors des quatre premiers essais, mais ont égalisé 3-3 après le cinquième shoot-out suite à un but d'Emma Puvrez d'un angle impossible. Si Pauline Leclef a ensuite donné l'avance à ses équipières et que D'Hooghe a retardé l'échéance, les trois tentatives suivantes des Panthers se sont avérées stériles permettant à Linnea Gonzales de l'emporter sur le neuvième shoot-out de la soirée.

Avec 7 points après 4 rencontres, la Belgique occupe la 4e place du classement de Pro League féminine, avant de recevoir la Chine (FIH-10) le 7 avril prochain, dans les installations d'Uccle Sport. Les Etats-Unis restent 9e et dernière avec 3 unités. Le match retour contre les Américaines aura lieu trois jours plus tard, toujours à Uccle.

  1. Elle est belle et elle “a un nom”. Violée, elle fait face à un choix horrible: se taire ou être lynchée
    Interview

    Elle est belle et elle “a un nom”. Violée, elle fait face à un choix horrible: se taire ou être lynchée

    Mazarine Pingeot sort “Se taire”, un roman qui dit qu'il faut parler quand on a été violée, peu importe le nom de famille que l’on porte. Beaucoup pensent qu’elle s’est inspirée de l’histoire de Pascale Mitterrand, la petite fille de son père, qui avait accusé Nicolas Hulot de viol. Pascale avait 20 ans à l'époque, elle était photographe et l'affaire a été médiatisée l'année passée alors qu’elle ne l'avait pas souhaitée. Il y a effectivement quelques parallèles. “Mais ce n’est pas son histoire”, nous dit Mazarine Pingeot au téléphone. “Elle n’est pas Mathilde. C’est écrit dans le prologue: au lieu de s’intéresser au problème de fond, on cherche des noms. L’histoire de Pascale m’a inspirée mais comme d’autres histoires moins connues.” L'anecdotique étant désormais évacué, on peut entrer dans le vif du sujet.