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Romelu Lukaku lors de la victoire de la Belgique face à l'Estonie (8-1) à Bruxelles, le 13 novembre 2016. © photo_news

Lukaku sur sa relation avec les Diables rouges: "Depuis ce match, je joue avec de la colère"

VideoLe meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale revient sur sa relation d'amour-haine avec les Diables rouges sur la plateforme numérique OTRO.

Lancée en décembre dernier, OTRO est une plateforme numérique proposant du contenu exclusif sur les plus grandes stars du football, de Lionel Messi à Neymar, en passant par Zinedine Zidane, David Beckham ou encore... Romelu Lukaku. Le "Netflix du football" propose ainsi un documentaire en six épisodes sur l'attaquant doublement diabolique de la Belgique et de Manchester United. 

Romelu, "hué par la Belgique"
Dans un épisode intitulé "Hué par la Belgique", Romelu Lukaku revient sur sa relation d'amour-haine avec l'équipe nationale. Malgré des statistiques tout bonnement ahurissantes (45 buts en 79 matches, record belge), le natif d'Anvers ne fait toujours pas l'unanimité parmi les supporters belges et ne la fera probablement jamais. Certains n'hésitent pas à le railler sans vergogne au moindre contrôle approximatif, faisant fi des nombreux services déjà rendus à la nation. Lukaku, un colosse aux pieds carrés? Une critique ô combien facile, et qui ne tient pas la route.

Malgré un mental à toute épreuve, que l'ancienne pépite anderlechtoise s'est forgé durant sa jeunesse difficile, les critiques, parfois même les huées, ont blessé l'aîné des Lukaku dans sa chair.

"Les gens pensaient que je n'étais pas bon avec la Belgique et que je ne marquerai pas plus de 25 de buts. Je me suis dit 'Wow!' J'avais à peine dix-neuf ans à l'époque", se souvient Romelu.

Deux buts, un assist, un carton mais des huées
Romelu Lukaku cite en exemple un match de qualification pour la dernière Coupe du monde. Le 13 novembre 2016 au Stade Roi Baudouin, la Belgique ne laisse aucune chance à l'Estonie, qu'elle écrase 8-1. La fête est totale, sauf pour le numéro 9 des Diables, double buteur ce soir-là.

"J'ai marqué deux buts et délivré une passe décisive. J'étais brillant et nous avons gagné 8-1. Mais malgré ça, j'ai entendu des huées venant des tribunes. C'est l'un des moments où je me suis dit: 'l'équipe nationale et moi, ce sera toujours une relation d'amour/haine'", confie le Mancunien.

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Romelu Lukaku et Kevin De Bruyne célèbrent un but face à l'Estonie, le 13 novembre 2016 à Bruxelles. © photo_news

Si sa prestation a été saluée à l'unanimité par la presse et autres spécialistes, Romelu Lukaku, qui n'avait nullement manifesté sa colère à l'époque, considère ce match comme une tache noire et indélébile dans sa carrière internationale.

De la colère plutôt que de l'orgueil
"Ce match m'a dégoûté. Depuis, à chaque fois, je joue pour la Belgique avec un sentiment de colère plutôt que d'orgueil", poursuit Romelu. C'est pourquoi ses parents n'assistent plus aux matches de leur aîné sous la vareuse nationale.

"J'ai dit à ma mère qu'elle ne devait plus jamais venir me voir jouer avec les Diables rouges, pareil pour mon père. C'est la raison pour laquelle je salue toujours la caméra chaque fois que je marque. Je sais qu'elle me regarde à la maison (rires)."

Convaincu de ses qualités, l'artificier belge conserve une haute estime de lui-même. 

"Le meilleur de tous les temps"
"On me demande parfois si je fais partie des trois meilleurs attaquants belges de tous les temps. Oui, oui, oui. Je dirais même que je suis le meilleur de tous les temps. Avec un kilomètre d'avance, je vous le dis. Je suis numéro un sur la liste des buteurs de l'équipe nationale, avec 34 buts inscrits lors de mes 33 derniers matches. Qu'est-ce qu'on peut me dire maintenant?", conclut Romelu Lukaku. En effet, que peut-on lui reprocher?

En septembre dernier, Romelu Lukaku a surpris tout le monde en annonçant qu'il envisageait de mettre un terme à sa carrière internationale après l'Euro 2020, à seulement 27 ans.