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Marine Le Pen appelle les francophones à voter Vlaams Belang

La présidente du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, était présente dimanche à Bruxelles pour soutenir le Vlaams Belang. Elle a appelé les francophones de Belgique à voter en faveur du parti d'extrême-droite... qui pourtant réclame la fin du pays.

Le discours du VB est paradoxal: il dénonce dans son programme la francisation de la capitale et la minorisation des Flamands, plaide pour une intervention accrue de la Flandre à Bruxelles mais a pris comme tête de liste à la Chambre un francophone.

Le président du parti, Tom Van Grieken, se veut même rassurant à l'égard des francophones, largement majoritaires à Bruxelles. "Même si la Flandre reçoit plus d'autonomie, nous respecterons toujours les droits des francophones dans notre capitale", a-t-il affirmé.

"La N-VA me fait penser à Sarkozy"
Le Vlaams Belang est soutenu par le RN français: "Je viens ici lancer un appel aux francophones de Bruxelles de voter pour le Vlaams Belang", a lancé Mme Le Pen, selon qui les autres nationalistes flamands, ceux de la N-VA, sont "des concurrents politiques".

"La N-VA me fait penser à Sarkozy (...) On roule des épaules, on montre des muscles et quand on arrive au pouvoir, ben rien!", a-t-elle dit à propos de ce parti auquel elle reproche de "n'avoir rien apporté en matière d'immigration".

Le RN est allié au VB et à une série d'autres formations d'extrême-droite au parlement européen où ils constituent le groupe "Europe des nations et des libertés" (ENL). Il n'a pas de parti correspondant en Belgique francophone, y compris le Parti Populaire de Mischaël Modrikamen. "Je n'ai pas de contact avec M. Modrikamen et je ne souhaite pas non plus en avoir", a commenté Mme Le Pen.

La présidente du RN a par ailleurs tendu la main au Fidesz du dirigeant populiste hongrois Viktor Orban et au gouvernement conservateur polonais du Pis, trois semaines avant les européennes. Elle espère rallier les deux partis au sein du groupe ENL.

"Tout ceux qui se disent aujourd'hui: 'en fait ils (les partis du groupe ENL) avaient raison et nous allons les rejoindre', ils sont les bienvenus, nous leur tendons la main", a-t-elle dit.

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