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"Ni juge, ni soumise" meilleur documentaire aux César

Sous les yeux du grand Robert Redford, "guest star" de la soirée, Kristin Scott Thomas a ouvert vendredi soir les César 2019 où deux films, "Le Grand bain" et "Jusqu'à la garde" font figure de favoris, avec 10 nominations chacun.

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"Vous m'avez permis, moi, étrangère, de devenir actrice (...). Vive le cinéma français", a dit Kristin Scott Thomas en lançant la 44e édition des César. Les paris sont ouverts pour savoir qui succédera à "120 battements par minute" dans la catégorie reine du meilleur film.

"Le Grand bain", comédie sociale à succès de Gilles Lellouche dans l'esprit de "The Full Monty", sur des "quadras" et "quinquas" déprimés qui se lancent dans la natation synchronisée, pourrait confirmer son parcours sans faute jusqu'ici, du succès critique aux 4,2 millions de spectateurs en salles. 

Lellouche déjà "fou de joie" 
"De voir aujourd'hui mes acteurs nommés, c'est ce qui vraiment me rend le plus heureux, et puis d'être accompagné de mes producteurs qui m'ont accompagné depuis si longtemps, tout ça me rend fou de joie", a commenté Gilles Lellouche peu avant la cérémonie diffusée en clair sur Canal+. "Quoiqu'il arrive, l'extraordinaire caresse que m'a faite le métier cette année, je ne l'oublierai jamais", a-t-il ajouté.

Face à lui, "Jusqu'à la garde", premier long métrage de Xavier Legrand et film choc sur un sujet de société difficile, les violences conjugales est l'autre grand favori de la soirée. Avec toutes ces nominations, "je suis très heureux de voir toute cette reconnaissance du monde du cinéma et cette curiosité du public par rapport à mon travail", a indiqué à l'AFP le réalisateur de 39 ans, Lion d'argent de la meilleure mise en scène à Venise en 2017.

"Mais c'est très intimidant. Cela a été difficile pour moi de me rendre compte que oui, je suis réalisateur", ajoute ce comédien, qui a fait l'essentiel de sa carrière au théâtre, et avait déjà été récompensé par le César du meilleur court métrage en 2014 pour "Avant que de tout perdre". 

Récompenses
La production belge "Ni juge, ni soumise" de Jean Libon et Yves Hinant a reçu dans la soirée le César du meilleur film documentaire. Le film de Jean Libon et Yves Hinant avait déjà gagné le Magritte du meilleur documentaire il y a trois semaines. La production avait suscité le courroux de Luc Hennart, le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui avait déclaré qu'Anne Gruwez y ressemblait à "un singe assis sur un orgue de barbarie". Il avait interdit à la magistrate de s'exprimer sur le film.

Le chef opérateur belge Benoît Debie a, lui, remporté vendredi le César de la meilleure photographie pour son travail sur "Les Frères Sisters" de Jacques Audiard. Il s'agissait de la première nomination du directeur de la photographie liégeois aux César, ainsi que de sa première collaboration avec Jacques Audiard.