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Nouvelle bataille linguistique dans les communes à facilités

Élections communalesDeux communes à facilités de la périphérie bruxelloise, Linkebeek et Drogenbos, ont décidé de suivre l'exemple de Wezembeek-Oppem et d'envoyer leurs propres convocations électorales pour le scrutin communal du 14 octobre prochain, établies dans la langue choisie par chaque électeur, contrairement à celles envoyées uniquement en néerlandais par le gouverneur du Brabant flamand, Lode De Witte, a-t-on appris mardi.

Dans ces trois communes, le conseil des bourgmestre et échevins appliquent ainsi l'arrêt du Conseil d'État du 17 mai dernier qui validait le droit des habitants des communes à facilités à recevoir de tels documents directement en français s'ils en avaient fait préalablement la demande écrite auprès de l'administration communale.

Wezembeek donne le ton
Wezembeek-Oppem avait donné le ton lundi en annonçant cette décision et les convocations envoyées par l'administration communale ont été distribuées mardi dans les boîtes aux lettres. Linkebeek et Drogenbos ont emboîté le pas mardi. A Rhode-Saint-Genèse, le conseil échevinal - y compris l'opposition flamande - a décidé d'imprimer des convocations conformes à l'arrêt du Conseil d'Etat mais n'a encore pris aucune décision sur leur envoi.

Wemmel
Une autre commune à facilités, Wemmel, a par contre choisi de ne pas envoyer ses propres convocations, tout en exprimant son désaccord avec celles envoyées par M. Witte sur instruction de la ministre flamande des Affaires intérieures, Liesbeth Homans (N-VA). L'administration communale a adressé une lettre à la centaine de francophones enregistrés qu'ils pouvaient venir chercher un document en français à l'administration communale s'ils le souhaitent. Le bourgmestre de Crainhem n'était pas disponible mercredi pour expliquer la situation dans sa commune.

Lettte collective
Les bourgmestres des six communes à facilités de la périphérie avaient déjà adressé à la mi-septembre un courrier à Mme Homans, lui demandant de revenir sur sa décision d'adresser les convocations électorales à tous les habitants de leurs communes en néerlandais, qu'ils soient néerlandophones ou francophones.

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