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Parmi les priorités du Japon: remettre en état les crématoriums

A Natori, village du nord-est du Japon balayé par le tsunami meurtrier du 11 mars, le crématorium endommagé a dû être remis en état au plus vite face à l'afflux des corps, dans un pays où l'incinération constitue un rituel incontournable.

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Samedi, pour la première fois depuis la catastrophe, les crémations ont pu reprendre, même si le recueillement des familles de victimes était troublé par les ouvriers qui s'activent encore à remettre en état les lieux. Le séisme et le tsunami qui a suivi, d'une ampleur difficilement imaginable, ont laissé plus de 10.000 morts qu'il a fallu enterrer dans des fosses communes, faute de crématoires.

Les autorités ont cependant promis d'exhumer plus tard les corps pour les incinérer, conformément à la tradition bouddhiste. Dans la seule ville de Natori, au moins 600 personnes sont mortes et 800 autres sont encore portées disparues.

La douleur des survivants
Parmi les premiers incinérés, samedi, figurent les corps de Ren Kashiwagi, 19 ans, et de son frère de 16 ans, Itaru, retrouvés dans un champ inondé, non loin de leur maison, près d'une semaine après la catastrophe. En présence des parents, d'une grand-mère et de deux frères survivants, le maître de cérémonie place ensuite les cendres dans des urnes, enveloppées d'un tissu orange.

"Nous pourrons alors emporter avec nous les cendres et partir en paix", assure le père, Yoshinori Kashiwagi. "Maintenant c'est fini, je ne peux plus rien y faire, à part me tourner vers l'avenir pour ceux qui restent". Quatre autres incinérations sont prévues le même jour et les techniciens chargés de remettre en état les installations espèrent que deux autres fours de crémation pourront de nouveau fonctionner dans une semaine.

Dans d'autres municipalités toutefois, les sauveteurs poursuivaient le travail pénible d'inhumation de centaines de corps après leur identification par les familles, sans pouvoir les incinérer faute de carburant. De nombreux corps ont été enterrés enveloppés dans un simple drap, en raison d'une pénurie de cercueils.

Des milliers de dépouilles
Dans la seule ville côtière de Higashimatsushima, les autorités ont réservé un terrain pour enterrer un millier de corps, précisant qu'ils seraient exhumés et incinérés plus tard. Au crématorium de Natori, trois employés ont échappé de justesse au tsunami en se réfugiant sur les toits, où ils sont restés bloqués 24 heures avant d'être secourus.

Mais dès le lendemain de la catastrophe, les premières dépouilles des victimes sont arrivées. "Les corps ont alors commencé à s'accumuler et nous avons dû réviser nos estimations à la hausse", a indiqué Bin Kimura, un responsable municipal. Une salle de bowling a été reconvertie en morgue improvisée, où les cercueils se sont peu à peu empilés, en attendant la remise en état complète des installations d'incinération.

 "Je n'avais jamais vu un crématorium aussi endommagé", commente un technicien d'une société spécialisée, venue de la préfecture de Toyama (centre-nord), qui était pourtant déjà intervenu après le tremblement de terre de Kobe en 1995 (5.000 morts) et le tsunami ayant frappé l'île septentrionale d'Hokkaido en 1993 (200 morts).

Dès le lendemain du désastre, il s'est porté volontaire, s'affaire 24 heures sur 24 pour remettre en état le centre funéraire et dort, quand il le peut, dans sa voiture ou son bureau. "Une crémation permet aux gens qui ont perdu un enfant ou un parent de faire leur deuil. Voilà pourquoi elle aide les vivants", ajoute-t-il. (afp)

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