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Plus d'un millier de fidèles ont assisté à la messe d'hommage à Bruxelles

NOTRE-DAMEPlus d'un millier de personnes ont assisté mardi soir, entre 19H00 et 20H45, à une messe donnée en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule à Bruxelles, lors de laquelle un hommage a été exprimé par le cardinal Jozef De Kesel pour Notre-Dame de Paris, frappée par un incendie d'ampleur lundi en fin de journée.

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La cathédrale était comble pour cette messe de la semaine sainte. L'ambassadrice de France en Belgique Claude-France Arnould était assise au premier rang.

Communion avec Notre-Dame
La vierge de l'église du Sablon a été amenée en procession, par une centaine de prêtres et diacres, jusque devant l'autel de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule. Le cardinal Jozef De Kesel a ouvert la messe en expliquant qu'il s'agissait d'un acte de communion avec Notre-Dame de Paris. La foule a alors chanté la prière Salve Regina, dédiée à la vierge Marie.

Fautes de l'Église
Le cardinal Jozef De Kesel a remarqué, dans son homélie, que dans les moments de troubles dans l'Eglise et dans le monde, il y a toujours eu des prophètes qui se sont levés. Il est alors revenu sur les fautes de l'Eglise devant l'ensemble des prêtres des différents diocèses réunis. "Nous avons conscience des changements que la foi et l'Eglise doivent subir ici dans nos régions", a-t-il déclaré.

"Notre crédibilité a été atteinte"
"Notre crédibilité a été atteinte. Dernièrement encore, nous avons été confrontés à des abus dans l'Eglise. Incompréhensible est le mal qu'on a fait à des enfants. Et tout récemment nous avons appris le mal fait à des religieuses. Ces victimes, on les laissait à leur sort. Nous étions surtout préoccupés par notre propre image."

"Église en exil"
Il a esquissé à travers son discours l'image d'une "Eglise en exil". Il a expliqué cet égarement par une rupture avec la société en mutation, sur laquelle l'Eglise n'a pas prise, mais a aussi mis en cause ses propres péchés. "Nous avons un passé très riche", a fait valoir le cardinal Jozef De Kesel. "Mais nous avons eu aussi un réel pouvoir. Et quand on a le pouvoir, il y a le risque d'en abuser."

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Les cloches résonneront en Angleterre

La Première ministre Theresa May a annoncé mardi que les cloches des églises d'Angleterre résonneraient en "solidarité avec la France", et a offert "l'expertise" britannique pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, ravagée la veille par un incendie.

"Symbole de la France"
"Notre-Dame est l'un des plus beaux monuments au monde, symbole de la France et des Français, et chéri dans le monde entier", a déclaré dans un communiqué la dirigeante conservatrice, jugeant "déchirantes" les images de l'incendie. "Pour souligner notre solidarité avec la France, les cloches de l'abbaye de Westminster sonneront à 17h43 ce soir (soit 18h43 heure de Paris) pour marquer le moment où le feu a débuté", a-t-elle ajouté.

Edifiée à partir de 1245, l'abbaye gothique située en face du Parlement et de Big Ben, à Londres, est le lieu officiel des couronnements des souverains britanniques.

Reste du pays
Dans le reste de l'Angleterre, les cloches des églises et cathédrales retentiront plus tard cette semaine, le Jeudi saint, trois jours avant Pâques, la principale fête chrétienne. L'Abbaye de Westminster a indiqué sur Twitter que les dons qu'elle récolterait à cette occasion seraient reversés au Diocèse de Paris.

Hommage aux pompiers
Theresa May a également rendu hommage aux pompiers et a salué l'annonce, par le président français Emmanuel Macron, de sa volonté de "rebâtir" l'édifice. "Nous sommes prêts à offrir toute l'expérience et l'expertise du Royaume-Uni qui pourraient être utiles dans les travaux à venir", a-t-elle annoncé.