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Pourquoi Ayoub El Khazzani nie ses intentions terroristes

Le site de BFMTV décrypte la nouvelle ligne de défense de certains djihadistes présumés devant la justice.

Inculpé et écroué pour son attentat manqué à bord du Thalys, Ayoub El Khazzani, 25 ans, affirme qu'il a trouvé ses armes dans un parc de Bruxelles et qu'il comptait uniquement "rançonner" les voyageurs. Une version jugée "fantaisiste" par les enquêteurs, dès lors qu'El Khazzani avait été signalé pour son islamisme radical en Espagne. On sait en outre qu'il a consulté un site djihadiste sur son téléphone peu avant d'assembler sa kalachnikov. 

Selon le site de BFM TV, Ayoub El Khazzani suit la même stratégie de défense que Mehdi Nemmouche (le suspect de la tuerie au musée juif de Bruxelles), Sid Ahmed Ghlam (attentat déjoué de Villejuif) ou encore Yassin Salhi (décapitation en Isère). 

Se faire arrêter par la police, le pire des échecs
David Thomson, journaliste à RFI, donne son analyse: "Pour beaucoup d'entre eux, être interpellé par la police est le pire des échecs, là où mourir en martyr est une consécration. Leur objectif est de passer le moins de temps possible en prison, souvent pour repasser à l'acte en sortant. Et comme ils savent que le mobile terroriste leur fait encourir une peine plus longue..."

Pour Thomson, ce n'est pas un hasard si l'EI reste silencieux. "C'est parce que ces opérations n'ont pas été commanditées." Il ajoute: "Lorsqu'une attaque est commanditée, comme à Sousse ou au musée du Bardo, l'opération est préparée avec minutie, et un communiqué officiel est prêt à être diffusé juste après pour la revendiquer. Là, on retrouvera tout au plus des félicitations sur les réseaux sociaux, mais pas de revendication officielle."

De faux djihadistes
Autre hypothèse, avancée par le géopolitologue Mathieu Guidère. "Ce sont de faux djihadistes. Les vrais combattants assument systématiquement leurs actes, qu'ils échouent ou non. Et leur organisation revendique aussi toujours les opérations en glorifiant ces combattants. Là, ce n'est pas le cas."

Ce spécialiste du monde arabe estime qu'on a affaire à des "criminels qui recherchent une notoriété et qui utilisent les méthodes de Daesh pour faire parler d'eux. Les faits qu'on leur reproche sont des actes individuels, qu'il ne faudrait pas médiatiser pour ne pas susciter d'autres vocations."

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