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Pourquoi on ne reconnaît pas tout de suite le bruit des balles lors d'une fusillade

"J'ai d'abord cru qu'il s'agissait de feux d'artifices": peu importe le drame auquel ils ont échappé, c'est souvent la description que font les survivants du bruit des balles. On ne comprend généralement pas tout de suite qu'on est en train de se faire tirer dessus et on perd du coup de précieuses secondes avant de se mettre à l'abri.

Suite à la tuerie de Las Vegas, le Time s'interroge: pourquoi n'arrive-t-on pas à repérer le danger plus vite alors qu'on entend des coups de feu en permanence à la télévision ou au cinéma? D'abord parce qu'une arme à feu ne fait pas le même bruit à la télévision, au cinéma ou sur un ordinateur. "Ce que vous pouvez apprendre en regardant un film peut être trompeur."

"A moins que vous ne soyez à la toute fin de la trajectoire de la balle, le son sera totalement différent de ce que vous connaissez", explique Kevin Beale, qui dispense des formations pour s'en sortir dans un environnement hostile. Et personne n'a envie de retrouver à la fin de cette fameuse trajectoire.

Frank Smyth, qui avec Global Journalist Security prépare les journalistes et les ONG à affronter les territoires en guerre, ajoute: "Pour ceux qui ont de l'expérience, le bruit des balles est très différent d'une quelconque pyrotechnie." Les citoyens par contre vont avoir du mal à faire la différence. Il y autant d'attaques qu'il y a d'armes différentes et le bruit des coups de feu est différent selon que le pire se déroule à l'intérieur ou à l'extérieur.

Il était quasi impossible de repérer la provenance des tirs à Las Vegas: il y a trop de buildings sur le Strip, l'écho est modifié et fausse les impressions.

Les experts indiquent que les gens devraient pouvoir repérer le bruit d'une arme automatique grâce à sa régularité. Les feux d'artifices font généralement un bruit plus chaotique. "Mais on peut confondre les deux parce qu'on peut avoir une pyrotechnie déclenchée par un mécanisme automatique" de nos jours;

Les formations dispensées par les deux professionnels proposent d'apprendre les gestes qui sauvent. "Plus les gens seront formés à ce type de situation, plus ils pourront réagir pour éviter d'être touchés. La formation n'élimine évidemment pas les risques de fusillades mais elle va atténuer leur danger."

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  1. Incident raciste entre un policier et un passager dans un train Bruxelles-Liège: “Si ça ne vous plaît pas, retournez à Kinshasa”
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    Incident raciste entre un policier et un passager dans un train Bruxel­les-Liè­ge: “Si ça ne vous plaît pas, retournez à Kinshasa”

    Un incident raciste a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 octobre dans un train reliant Bruxelles à Liège. Une vidéo de l’altercation a été postée sur Twitter. On y entend très clairement un agent de la police des chemins de fer (c’est comme ça que l’homme se présente) dire à Joshua, un passager noir de nationalité belge, de “retourner à Kinshasa” si la façon de fonctionner en Belgique ne lui plaît pas. Il le répète plusieurs fois. Il finit par prendre une photo de Joshua, sans le prévenir, et précise: “C’est pour ma collection personnelle”. Joshua a réagi sur son compte Instagram @batgame dans la foulée de l’incident. Il dit “ne rien attendre” de personne mais constate que ce qui a été dit n’est pas normal. Nous l’avons contacté. Il nous donne sa version de l’histoire.