Qui est Gelel Attar, cet ami d'Abaaoud arrêté au Maroc?

VideoLe Belgo-marocain interpellé le 15 janvier près de Casablanca, au Maroc, a été identifié comme étant Gelel Attar, 26 ans. Il est soupçonné d'être "directement lié aux attentats de Paris". Originaire de la commune de Molenbeek, sous le feu des projecteurs depuis les attentats de Paris, il était le compagnon de route d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats du 13 novembre. Cela dit, "les enquêteurs n'ont pas la certitude qu'il a participé aux attentats", précise une source policière à l'Express.

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© Facebook

Celui qui se faisait appeler "Abou Ibrahim" (son nom de guerre) a un parcours qui colle à celui d'Akrouh et Abaaoud. En janvier 2013, soit avant la création de l'EI, il s'envole pour la Syrie en compagnie de Chakib Akrouh, le dernier membre du commando des terrasses.

Filière Zerkani
A l'époque, c'est le front al-Nosra qui embrigade tous les étrangers. Il reste très peu de temps sur place et regagne le Maroc, en passant par l'Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas. Il a donc voyagé sans être inquiété par les autorités.

Il a été condamné par la justice belge (par défaut) en juillet 2015 dans la filière dite "syrienne" ("dossier Zerkani" du nom d'un des plus importants recruteurs de djihadistes belges de ces dernières années) et était visé par un mandat d'arrêt international depuis novembre 2014. En mars de cette même année,  l'homme a été entendu au Maroc dans le cadre d'une commission rogatoire internationale.

"Apparente remise en question"
Le journal Le Monde a pu consulter la jugement de l'époque. Malgré "sa participation personnelle et directe à des combats dénotants un total mépris de l'intégrité physique d'autrui", Gelel Attar aurait eu une "apparente remise en question" lors de son audition marocaine. Il n'avait écopé que de 5 ans de prison.

Selon La Dernière Heure, le djihadiste belge en cavale ne cachait pas son identité. Il apparaissait sur les réseaux sociaux. Sur sa photo de profil, qu'il a recouverte (en guise de moquerie) du drapeau français après les attentats, on le voit poser sur une serviette de bain à la plage.

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