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Recours aux infirmiers étrangers pour faire face à la pénurie

En 2008, 419 permis de travail ont été accordés par les pouvoirs publics à des infirmiers étrangers, contre 59 en 2004 et 296 en 2007, selon des chiffres avancés lundi par le ministre bruxellois de l'Economie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe.

Pour lui, le recours massif des institutions de soins à du personnel étranger s'explique par la difficulté à trouver du personnel infirmier à Bruxelles mais également dans l'ensemble du pays. "Pour cette main d'oeuvre étrangère, occupée dans ce que l'on appelle une fonction critique, les procédures administratives d'octroi du permis de travail B sont, comme le permet la législation, considérablement raccourcies, vu l'insuffisance d'offre de main d'oeuvre dans ce secteur", explique le ministre Cerexhe.

Le recours à de la main d'oeuvre étrangère à Bruxelles se marque plus encore sur les deux dernières années. En 2004, 59 permis de travail de type B ont été ainsi octroyés à des infirmiers étrangers contre 99 en 2005. L'année 2006 a vu 195 demandes de permis satisfaites pour une centaine de plus en 2007 (296).

En 2008, 419 permis de travail B ont été accordés à des infirmiers venant de pays extra-communautaires ou de pays membres de la Communauté européenne pour lesquels des restrictions d'accès au marché de l'emploi intérieur subsistaient. Ainsi, 30 pc des permis de travail accordés en 2008 concernaient du personnel originaire de Roumanie. Les autres pays d'où provenaient les infirmiers étrangers engagés sur le territoire bruxellois sont la République Démocratique du Congo (19 pc), le Liban (18 pc) et le Cameroun (14 pc).

A la veille de la journée internationale des infirmiers, prévue le 12 mai, Le ministre bruxellois tient à "rappeler à tous les jeunes Bruxellois que le métier d'infirmier offre de réelles perspectives d'emploi à Bruxelles et ailleurs dans le pays". (belga/th)