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Réunion d'urgence du Conseil de sécurité

UkraineLe Conseil de sécurité de l'ONU se réunira d'urgence mercredi après-midi pour examiner les accusations d'incursions militaires russes dans l'est de l'Ukraine, ont indiqué des diplomates. Cette réunion, convoquée à la demande des Etats-Unis, débutera à 19H30 GMT.

Il s'agit pour les Occidentaux de "continuer à braquer les projecteurs sur l'est de l'Ukraine" et à faire pression sur Moscou, a souligné un diplomate occidental.

Il a prédit que la réunion tournerait au dialogue de sourds, habituel entre Occidentaux et Russes depuis le début de la crise ukrainienne. L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine sera absent, remplacé par son adjoint.

Le Conseil a tenu une vingtaine de réunions sur ce dossier sans pouvoir accoucher d'une position commune, la Russie torpillant toutes les initiatives des Américains et des Européens.

Moscou, qui a droit de veto en tant que membre permanent du Conseil, a ainsi bloqué la semaine dernière une déclaration condamnant les élections séparatistes dans l'est de l'Ukraine.

La Russie s'est aussi abstenue mardi lors du vote d'une résolution technique prolongeant le mandat de la force européenne en Bosnie (Eufor Althea), dénonçant des tentatives de faire entrer la Bosnie et l'Ukraine dans l'Union européenne et l'Otan.

C'est la première fois que la tension autour de l'Ukraine a un impact public sur d'autres dossiers étudiés par le Conseil. Les Russes "voulaient créer un incident" pour marquer leur irritation et n'ont pas cherché à amender le texte, a expliqué un diplomate occidental.

L'OSCE a déployé 261 observateurs internationaux en Ukraine, dont 112 dans les régions de l'est du pays où un fragile cessez-le-feu entre rebelles prorusses et armée ukrainienne, décrété début septembre, est violé quotidiennement.

Les affrontements se sont intensifiés depuis quelque temps et les informations sur l'entrée depuis vendredi de convois militaires russes lourdement armés, d'abord données par Kiev, ont été corroborées par l'Otan et l'OSCE. Le ministère russe de la Défense a rejeté mercredi ces accusations, les jugeant "sans fondement".