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Rafael Nadal. © photo_news

Rochus: "Nadal? Je l'ai encensé pendant treize jours"

Consultant pour "Eurosport" lors de l'Open d'Australie, Christophe Rochus avait vivement critiqué le comportement de Rafael Nadal en finale. Sur le site de l'AFT, le Namurois a eu l'occasion de se défendre.

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Des gars comme lui (Rafael Nadal) ou Federer sont tellement devenus des icônes que les gens les voudraient parfaits, limite Dieu vivant, et on ne touche pas à Dieu, mais ce ne sont que des hommes
Christophe Rochus

"Comment accorder du crédit à un âne aigri et jaloux?" Le "Nouvel Obs" n'avait pas été tendre avec Christophe Rochus. Consultant pour Eurosport lors de l'Open d'Australie, ses commentaires délivrés au sujet de la blessure de Rafael Nadal et de son retour précipité vers le vestiaire lors de la finale face à Stan Wawrinka avaient fait couler beaucoup d'encre.

Dans le passé, et ce qui n'a pas arrangé les choses, Christophe Rochus avait déjà laissé planer une suspicion de dopage à l'encontre du "Taureau de Manacor". Sous le feu des critiques, le Namurois d'origine a donné son point de vue sur le site de l'AFT.

"J'ai mon franc-parler"
"Je sais que l'on ne prète qu'aux riches, mais cela n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu dire auparavant", avance d'entrée de jeu Christophe Rochus. "J'ai eu l'impression que, sur le coup, Nadal n'avait pas été très fair-play, je n'ai rien insinué d'autre, et c'était juste mon ressenti. Je suppose que si on m'a appelé là c'est pour que je donne mon avis, on sait que j'ai mon franc-parler, et ce que l'on dit ne doit pas forcément faire plaisir à tout le monde. J'ai joué quinze ans. Je sais qu'on fait d'abord appel au kiné, qui décide ensuite si le traitement adéquat implique un retour au vestiaire, on ne rentre pas comme ça de son propre chef".

"Ce ne sont que des hommes"
Avant d'ajouter: "On a bien vu que Wawrinka était furieux. Ensuite, il était un peu déstabilisé, perdu, Nadal a essayé de jouer cette carte-là, et après tout il n'y a pas de mal à ça. Des gars comme lui ou Federer sont tellement devenus des icônes que les gens les voudraient parfaits, limite Dieu vivant, et on ne touche pas à Dieu, mais ce ne sont que des hommes. Nadal, je l'ai encensé treize jours durant pour ce qu'il a réalisé, avec notamment cette main abîmée. Thierry Henry a toujours été un gentleman sur un terrain, et il l'est encore, mais cela ne l'a pas empêché d'inscrire un but de la main".