Plein écran
Romeo Elvis © RV

Roméo Elvis s'en prend à Theo Francken dans son nouvel album

Le rappeur bruxellois Roméo Elvis lance aujourd'hui son premier album solo "Chocolat". Dans sa chanson "La Belgique Afrique", Roméo Elvis évoque le passé colonial de notre pays et fustige la N-VA.

D'entrée de jeu, l'artiste annonce la couleur. La chanson commence par les cris racistes lancés au festival Pukkelpop de l'année dernière: "les mains coupées, le Congo est à nous". Roméo Elvis critique le tabou qui entoure encore le passé colonial de la Belgique, en particulier dans les classes: "L'Europe, c'est les colonies", dit-il. "Un grand-père trop gourmand qui voulait plus, tout le temps, et qu'on oublie trop souvent de citer à l'école (oups)". "À l'école, on ne parlait pas trop de ces affaires, comme si ça faisait partie du passé", ajoute-t-il.

Des excuses officielles qui ne viennent pas
Le Premier Ministre est visé, lui aussi. Si ce dernier a reconnu une "part de responsabilité" du pays dans le génocide rwandais, aucune excuse officielle n'a encore été faite quant au passé colonial. "J'ai honte de l'État belge", crie l'artiste. "Combien ça coûte de dire 'désolé' et 'merci'?".

"Francken est trop populaire"
"Theo Francken" est repris, comme un refrain, plusieurs fois durant la chanson. Le rappeur le trouve "beaucoup trop populaire". Il déclare: "J'ai honte d'être Belge quand des jeunes voisins entonnent des chants racistes pendant un festival (petit facho), quand je vois l'accueil réservé aux migrants et quand je vois le discours mal caché de la N-VA". Pour le rappeur, c'est en fermant les portes aux migrants et à la misère que l'on finit par "voter pour un abruti".

Bientôt les élections
Roméo Elvis invite les partisans de Theo Francken à bien réfléchir avant de voter en mai. Il annonce: "Prenez le temps de vous informer et de voter de manière consciente en 2019. Nous ne devrions pas laisser ce beau pays à de telles personnes."