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Sur la route, joli road movie: des kilomètres avalés, du sexe, de la liberté

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Il a fallu 50 ans pour que le roman culte Sur la route de Jack Kerouac soit enfin adapté à l'écran. L'écrivain, qui a pondu son livre mythique en trois semaines, espérait voir Marlon Brando incarner Dean Moriarty, son héros aventureux. Finalement, c'est Garrett Hedlund qui a décroché le rôle et Walter Salles qui prend la caméra. Sortie aujourd'hui.

Sur la route, c'est l'histoire d'une troupe de jeunes qui se rencontrent à la croisée des chemins qu'ils traversent. On est en Amérique, à la fin des années 40. Ils avalent les kilomètres dans l'espoir de se trouver une famille, un père éventuellement, quelques amis, descendre quelques bouteilles d'alcool et trouver des corps à étreindre. Il y a Dean (Garrett Hedlund), tête brûlée que tout le monde admire, esprit libre et sans attaches, ayant des maîtresses dans chaque port. Il y a Sal Paradise (Sam Riley), jeune écrivain new-yorkais en quête de sensation et d'inspiration et la belle Marylou (Kristen Stewart), l'une des amoureuses de Dean, délurée, libre et à la recherche d'un foyer.

Sur la route est l'histoire du passage à l'âge adulte. Les héros cherchent des points de répères et les trouvent au fur et à mesure de leurs pas. Il y a du jazz, de la drogue qui fait planer, de la fièvre, de la liberté et du sexe dans ce joli road movie.

Kristen Stewart coupe définitivement le cordon avec Twilight: elle enchaîne les scènes de sexe, à deux, à trois et sa rebelle-attitude transpire de chacune de ses apparitions.

Le récit porté à l'écran manque cependant de relief. S'il nous manque donc ce petit quelque chose qui prend aux tripes, on retiendra les paysages incroyables qui se déroulent sous nos yeux, la photographie impeccable (quelle lumière!) et un bon jeu d'acteurs. Si on cherche à être vraiment décoiffé par un vent de liberté, on se replongera dans l'oeuvre de Kerouac.

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