Plein écran
© ap

Theresa May veut quitter l'UE "le plus tôt possible"

La Première ministre britannique Theresa May, à Bruxelles mercredi pour tenter d'obtenir un nouveau report du Brexit auprès des 27 autres dirigeants européens, souhaite que le Royaume-Uni puisse quitter l'Union européenne "le plus tôt possible".

"Je veux que nous puissions partir d'une façon ordonnée et sans heurt le plus tôt possible", a déclaré la dirigeante à son arrivée au sommet européen, ajoutant que toute extension accordée par l'UE devait pouvoir permettre au Royaume-Uni de partir "au moment où nous ratifions le traité de retrait".

"De la sorte, nous pourrions quitter le 22 mai", a-t-elle ajouté.

Mme May n'a en revanche pas dit explicitement si elle accepterait une offre des dirigeants des Vingt-Sept sur un report du Brexit au-delà de la date du 30 juin qu'elle réclame.

Plein écran
© ap

Les 27 préfèrent un report du Brexit

Les contacts que le président du Conseil européen Donald Tusk a eus en vue du sommet extraordinaire de ce mercredi soir à Bruxelles ont montré qu'aucun des Vingt-Sept ne s'opposerait à un nouveau report du Brexit, a-t-on appris à bonne source peu avant le début de la rencontre des chefs d'État et de gouvernement.

Un report long et "flexible" est sur la table, mais la nouvelle échéance doit encore être décidée par les dirigeants.

Sans nouveau report, le Royaume-Uni pourrait sortir brutalement de l'UE ce vendredi 12 avril. Mais les conséquences d'un tel "no-deal" seraient si dramatiques que la possibilité d'un refus d'un nouveau report "paraît inexistante".

Un report long et flexible
"Les consultations de M. Tusk ont montré que chacun soutient l'idée d'un report long et flexible", selon une source européenne. Cette flexibilité permettrait au Royaume-Uni de quitter l'UE après un feu vert du Parlement britannique à l'accord de retrait, mais offre aussi la possibilité aux Britanniques de repenser leur stratégie de sortie.

Les Vingt-sept laisseraient ainsi toutes ses chances à la concertation en cours entre les conservateurs au pouvoir et les travaillistes dans l'opposition, tout en laissant la porte ouverte pour un second référendum voire une annulation du Brexit.

Quant à la durée du report, Donald Tusk a évoqué mardi un délai qui ne dépasserait pas une année. Le président français Emmanuel Macron est lui partisan d'un délai plus court, mais il ne devrait pas vouloir briser un consensus s'il se forge.