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Trump utilise Twitter pour contourner des médias "corrompus"

Le président américain Donald Trump a défendu mercredi son usage intensif de Twitter, affirmant que c'était le meilleur moyen pour lui de contourner des médias qualifiés de "corrompus" et "malhonnêtes".

"Twitter est le moyen pour moi de faire passer mon message quand les médias sont corrompus, et ils sont corrompus", a lancé le président américain depuis les jardins de la Maison Blanche avant de s'envoler pour l'Ohio.

Médias "si malhonnêtes"
"Nos médias sont si malhonnêtes, la plupart d'entre eux", a poursuivi le 45e président des Etats-Unis lors d'un échange avec les journalistes. "Ils ne relatent pas les faits", a ajouté le locataire de la Maison Blanche, coutumier des attaques extrêmement virulentes contre les journalistes.

Médias "fake news"
Evoquant son recours à "Facebook, Instagram, Twitter", il a ajouté: "C'est une façon pour moi de faire passer un message honnête car il y a énormément de malhonnêteté parmi les médias Fake News".

Le compte Twitter @realDonaldTrump compte près de 60 millions d'abonnés.

Trump met en doute la légitimité du procureur spécial Mueller

Le président américain a une nouvelle fois mis en doute mercredi la légitimité du procureur spécial Robert Mueller, s'insurgeant contre le fait qu'il puisse rédiger un rapport alors qu'il n'a, contrairement à lui, pas été élu. La rapport de M. Mueller, qui enquête sur une éventuelle collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump lors de la présidentielle de 2016, est présenté comme imminent depuis plusieurs semaines mais aucune date de fin des investigations n'a été annoncée.

"Pas de collusion"
"J'ai eu la plus grande victoire électorale de l'histoire de notre pays, des dizaines de millions de voix", a souligné M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche. "Et maintenant on a quelqu'un qui va écrire un rapport et qui n'a jamais eu une seule voix! ", a-t-il ajouté. "Nous verrons si le rapport est honnête", a-t-il encore dit. "Pas de collusion, pas de collusion", a-t-il martelé, comme il le fait à chaque fois qu'il évoque cette enquête.

Tarifs douaniers imposés à la Chine

Donald Trump a manié le bâton mercredi en affirmant que les tarifs douaniers punitifs qu'il a imposés à la Chine pour la forcer à négocier un accord commercial pourraient rester "en place pour une période conséquente".

250 milliards de dollars
Le président américain veut maintenir ces taxes sur plus de 250 milliards de dollars de produits chinois importés aux Etats-Unis "parce que nous voulons être sûrs que si nous concluons un accord avec la Chine, celle-ci le respectera". M. Trump a noté au passage que les négociations avec Pékin, qui se sont intensifiées depuis le début de l'année, "se passaient bien".

Steven Mnuchin à Pékin
Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin et le représentant au Commerce Robert Lighthizer se rendront à Pékin ce week-end, a indiqué l'occupant de la Maison Blanche, afin de poursuivre ces négociations commerciales en vue de nouer un accord dans les prochaines semaines. Il a une nouvelle fois affirmé que ces taxes rapportaient "des milliards et des milliards de dollars" au Trésor. "Cela va rester en place pour un moment", a-t-il dit.

Taxes payées par les importateurs
Dans les faits, ces taxes sont payées par les importateurs et ensuite répercutées pour tout ou partie sur le consommateur américain. Outre une réduction de leur énorme déficit commercial, les Etats-Unis réclament des réformes structurelles en Chine pour garantir un traitement équitable pour les investisseurs étrangers.

Propriété intellectuelle
Les sessions de négociations, qui se sont tenues alternativement à Washington et à Pékin, ont achoppé jusqu'alors sur la manière de mettre en oeuvre un accord final ainsi que sur les questions de protection de propriété intellectuelle et de transfert technologique.

Aucun détail
Mardi, en marge d'une conférence de presse avec son homologue brésilien, M. Trump avait déjà assuré que "les discussions avec la Chine avançaient très bien" mais, comme mercredi, il n'avait donné aucun détail. Selon des informations de l'agence Bloomberg mardi, citant des sources proches des pourparlers, les négociateurs chinois avaient fait marche arrière sur leurs précédentes promesses.