Plein écran
© photo_news

Une ex-Miss Belgique échappe à la prison grâce à la prescription des faits

UpdateLes faits pour lesquels l'ex-Miss Belgique Daisy Van Cauwenbergh était poursuivie sont prescrits, a établi mercredi le tribunal correctionnel de Bruxelles.

Plein écran
© Photo News
Plein écran
© Photo News

Daisy Van Cauwenbergh et son compagnon Johannes "Huub" Fijen étaient tous deux poursuivis, ainsi qu'une de leurs entreprises, pour avoir fait travailler du personnel en séjour illégal dans leur villa de Wemmel.

L'auditorat du travail de Hal-Vilvorde avait requis des peines de 18 mois de prison à l'encontre de l'ex-Miss Belgique et de deux ans pour son compagnon.

Selon l'auditorat du travail et l'avocat du couple de Thaïlandais illégalement occupé, ces deux personnes avaient quitté leur pays après le tsunami qui a ravagé la Thaïlande en 2004 pour rejoindre la Belgique et une idyllique offre d'emploi.

Pas de salaire
"Un visa touristique avait été fait pour eux, valable seulement trois mois, et ils avaient été mis au travail dans la villa du couple Fijen-Van Cauwenbergh à Wemmel", selon l'avocat. "La dame devait au départ uniquement s'occuper des enfants mais par la suite, elle a aussi dû cuisiner et nettoyer tandis que son compagnon servait de chauffeur à la famille, puis de jardinier. Ils recevaient pour seule rémunération le droit de disposer d'un logement à Schaerbeek et un scooter, mais devaient travailler de longues journées, six jours sur sept et être non-stop à la disposition de la famille. Ils recevaient soi-disant un salaire, mais celui-ci était régulièrement retenu, pour couvrir les frais."

Pour l'auditorat, le couple thaïlandais a travaillé près de deux ans presque gratuitement.

"Offrir des vacances"
"Ils ont personnellement voulu aider les gens après le tsunami en offrant à ce couple des vacances", avait quant à lui affirmé l'avocat du couple belge. "Ce couple a progressivement fait partie de la famille et a voulu rester en Belgique. Ils ont peut-être une fois veillé sur les enfants ou aidé à entretenir le jardin, mais il n'est absolument pas question d'esclavage ou d'exploitation, et encore moins de viol."

La défense avait encore fait valoir que l'enquête avait été menée unilatéralement et que le délai raisonnable était dépassé. Le tribunal a suivi sur ce point, décidant que les faits étaient bel et bien prescrits, et ce depuis juin 2014.

"Décevant"
"C'est extrêmement décevant et frustrant pour mes clients", réagit de son côté Me Alexis Deswaef, avocat du couple thaïlandais. "Ce jugement n'est bon pour personne mais en particulier pour eux. Ils se demandent pourquoi le dossier a tant traîné. (...) Les enquêteurs et les magistrats doivent disposer de plus de moyens pour pouvoir traiter ce type d'affaires plus rapidement", plaide-t-il. "Nous verrons si nous interjetons appel ou si nous réclamons des dommages devant le tribunal civil."

Plein écran
© photo_news
Plein écran
© photo_news
Plein écran
© photo_news
  1. “Le médicament le plus cher du monde ne guérira pas Pia”

    “Le médicament le plus cher du monde ne guérira pas Pia”

    Ellen De Meyer, la maman de la petite Pia, est bouleversée par les centaines de milliers de SMS envoyés pour permettre à sa petite fille, atteinte d’amyotrophie spinale, une maladie génétique rare, d’avoir accès au “médicament le plus cher du monde”. Mardi soir, sur la chaîne VTM, elle confiait cependant que son enfant ne guérirait pas si elle reçoit la piqûre à 1,9 millions d’euros de Zolgensma. “Je veux le dire clairement aux gens: c’est une maladie qui restera dans son corps mais elle sera capable de mener une vie relativement confortable. L’injection permettra à Pia d’utiliser pleinement les muscles qui ne sont pas morts.”
  2. Elle est belle et elle “a un nom”. Violée, elle fait face à un choix horrible: se taire ou être lynchée
    Interview

    Elle est belle et elle “a un nom”. Violée, elle fait face à un choix horrible: se taire ou être lynchée

    Mazarine Pingeot sort “Se taire”, un roman qui dit qu'il faut parler quand on a été violée, peu importe le nom de famille que l’on porte. Beaucoup pensent qu’elle s’est inspirée de l’histoire de Pascale Mitterrand, la petite fille de son père, qui avait accusé Nicolas Hulot de viol. Pascale avait 20 ans à l'époque, elle était photographe et l'affaire a été médiatisée l'année passée alors qu’elle ne l'avait pas souhaité. Il y a effectivement quelques parallèles. “Mais ce n’est pas son histoire”, nous dit Mazarine Pingeot au téléphone. “Elle n’est pas Mathilde. C’est écrit dans le prologue: au lieu de s’intéresser au problème de fond, on cherche des noms. L’histoire de Pascale m’a inspirée mais comme d’autres histoires moins connues.” L'anecdotique étant désormais évacué, on peut entrer dans le vif du sujet.
  3. Plus de 800.000 SMS envoyés pour sauver la petite Pia, qui a besoin du médicament le plus cher du monde
    Play
    Mise à jour

    Plus de 800.000 SMS envoyés pour sauver la petite Pia, qui a besoin du médicament le plus cher du monde

    Originaires de Wilrijk, les parents de la petite Pia, un bébé de neuf mois atteint d’amyotrophie spinale, une maladie génétique rare, ont lancé une grande action à l’échelle nationale pour sauver leur enfant. Tous les Belges, tant au nord qu’au sud du pays, sont invités à envoyer un SMS au 4666. Vers 21h ce mardi, 800.846 messages avaient déjà été envoyés et ça n’en finit pas de grimper. “Il n’y pas de mots”, a confié la maman de Pia à nos confrères de HLN.