"Une extension du Brexit mais sans opportunité de chantage"

Video"Un report du Brexit doit pouvoir être accordé si le Royaume-Uni le demande, mais à condition que le bon fonctionnement de l'Union européenne reste garanti. Il ne serait pas acceptable que cette extension soit utilisée par la Grande-Bretagne, demain ou après-demain, pour faire du chantage sur les 27, dans la négociation sur la relation future", a affirmé mercredi le Premier ministre Charles Michel au Palais d'Egmont, quelques heures avant l'ouverture d'un sommet extraordinaire sur le Brexit.

Le dirigeant belge a rappelé que si le Royaume-Uni devait prolonger son statut d'Etat membre au sein de l'UE, il devrait faire preuve d'une "parfaite loyauté" en termes non seulement de droits mais aussi de devoirs.

Il cite la mise en place de la prochaine Commission européenne, la confection du budget de l'UE et des priorités telles que la protection des frontières, l'agriculture ou la stimulation de l'investissement et de la croissance.

M. Michel avait convié cet après-midi à Bruxelles ses homologues des pays bordant la Mer du Nord, les plus susceptibles d'être touchés par les conséquences du Brexit, qu'il se passe avec ou sans accord négocié.

Les dirigeants des Pays-Bas, de l'Irlande, de la Suède, du Danemark et de la France ont répondu présents. Ces pays, qui auront une frontière extérieure de l'UE avec le Royaume-Uni après le Brexit, doivent se coordonner pour le fonctionnement des services de douanes, de gares, de ports, d'inspection phyto-sanitaire, etc.

"On a considéré qu'il était important d'affirmer un leadership politique en termes de coordination pour garantir l'unité des 27 États membres, qui ont tout intérêt à ce que les effets négatifs d'un Brexit plus ou moins dur soient limités autant que possible", a commenté M. Michel.

La Belgique a déjà débloqué 15 à 20 millions d'euros supplémentaires, dès l'an prochain, pour des engagement de douaniers, vétérinaires, etc., a-t-il rappelé.