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Waasland-Beveren et Malines risquent la relégation, le Kavé pourrait aussi ne pas jouer l'Europe ou la Coupe

footgateLe parquet de l'Union Royale Belge de Football (URBSFA) a, en plus de la relégation de Malines en D1B avec un handicap de 12 points, exigé que le club malinois ne puisse pas jouer l'Europe ou en Coupe la saison prochaine. Le club de D1B l'a lui-même confirmé ces sanctions possibles, mardi soir. "Nous sommes étonnés d'être sanctionnés pour quelque chose que nous n'avons pas fait."

L'enquête disciplinaire de la commission d'enquête a rendu son verdict pour les matches Malines-Waasland-Beveren et Eupen-Mouscron de la dernière journée de Jupiler Pro League la saison dernière (2017-2018). Eupen et Mouscron ne sont pas poursuivis, au contraire de Malines et de Waasland-Beveren. Les Waeslandiens auraient omis de faire un rapport que Malines aurait tenté d'influencer le résultat de leur rencontre lors de la dernière journée. Treize personnes ont été convoquées par la commission des Litiges d'appel de l'URBSFA dont quatre agents de joueurs.

Dans le cadre de l'enquête sur une éventuelle falsification de la compétition, le parquet fédéral de l'Union belge a proposé une lourde sanction à Malines: relégation (en D1B pour la saison 2019-2020), un retrait de douze points à partager entre les deux périodes et pas d'Coupe d'Europe ou de Coupe de Belgique la saison prochaine. En cas de victoire en finale de la Coupe de Belgique contre La Gantoise le 1er mai, Malines est menacé de ne pas jouer en Europa League malgré sa licence européenne. La procédure disciplinaire doit toutefois encore être menée jusqu'à son terme. "Nous sommes étonnés de la sanction demandée par le parquet fédéral car nous savons comme nous sommes innocents en tant que club", a réagi l'actionnaire principal Dieter Penninckx au nom de la direction malinoise. 

Le champion de D1B voit également un problème avec la plainte pénale. Elle devrait être jugée irrecevable selon le "Malinwa" sur base de l'article B1711.141 du règlement fédéral. Il stipule que les actes de falsification de la compétition qui peuvent entraîner une relégation ou une modification du classement doivent être apportés "avant le 15 juin de la saison en question ou, si le championnat n'est pas encore fini à cette date, dans les sept jours qui suivent la fin de cette compétition." Pour les falsifications de compétition entraînant d'autres sanctions, un délai de huit ans est applicable selon le règlement fédéral (article B1706).

Malines a consulté ses avocats qui en sont tous venus à la même conclusion, explique le club. "On exige une relégation de D1A en D1B, ce qui est impossible selon notre interprétation du règlement fédéral", ajoute Penninckx. "Cela parle de différentes sanctions mais pour la relégation, la réclamation doit avoir été soumise avant le 15 juin de la saison concernée, soit le 15 juin 2018."

"Nous sommes convaincus que la commission des Litiges d'appel va reconnaître notre innocence en tant que club et va agir selon le règlement fédéral", explique-t-il encore. 

Le parquet fédéral de l'URBSFA exige également de longues suspensions jusqu'à la radiation de l'ancien président Johan Timmermans, le co-propriétaire Olivier Somers et le directeur technique Stefaan Vanroy. Les trois personnes seront convoquées, ainsi que le club, devant la commission des Litiges d'appel qui fixera le calendrier des auditions le 30 avril.

"Nous sommes terriblement effrayés"
Waasland-Beveren n'a pas encore eu le temps de consulter dans son intégralité, le dossier du comité d'enquête de l'Union royale belge de football (URBSFA), qui lui a été (partiellement) communiqué. Il se déclare néanmoins particulièrement choqué d'être soupçonné d'avoir falsifié un match en fin de championnat la saison dernière. "Vous ne pouvez pas être puni pour quelque chose auquel vous n'avez pas coopéré", a ainsi déclaré mardi le porte-parole du club waeslandien Martijn De Jonge, à l'agence belga. 

"Nous sommes terriblement effrayés" d'être soupçonnés de falsification de matches, alors que nous ne sommes en rien impliqués dans cette histoire", a en effet réagi le club. "On ne peut pas être puni pour quelque chose auquel on n'a pas coopéré..." 

Le club waeslandien est pourtant soupçonné d'avoir faussé l'épilogue du championnat avec Malines la saison dernière. Le Kavé aurait en effet approché Waasland-Beveren pour lui demander de perdre intentionnellement le dernier match de la compétition. Ce que le pensionnaire du Freethiel a omis de signaler aux autorités compétentes. 

"Oui, mais cela ne peut être imputé qu'aux personnes au courant de cette affaire", souligne la direction du club. "Cette inculpation constitue donc une très grande surprise", a déclaré mardi le porte-parole du club waeslandien Martijn De Jonge. 

"Il est dommage que le club soit entraîné dans une histoire dont nous sommes en fait la victime. On a demandé à Waasland-Beveren de falsifier le match, mais nous n'en avons jamais eu l'intention".

Waasland-Beveren enquête actuellement sur les accusations portées contre lui. 

"Nous n'avons pas encore accès à l'intégralité du dossier. Mais nous serons dans tous les cas complètement préparés légalement, et déterminerons la stratégie de défense dans les prochains jours.", a précisé Martijn De Jonge.

En plus du club lui-même, le président Dirk Huyck, le vice-président Jozef Van Remoortel, le correspondant qualifié Olivier Swolfs et Walter Clippeleyr, un membre de la direction, sont également poursuivis. 

L'enquête sur Eupen-Mouscron classée sans suite
Mouscron et Eupen peuvent pousser un ouf de soulagement. L'enquête de l'Union belge de football relative aux matches Eupen - Mouscron (4-0), et FC Malines - Waasland-Beveren (2-0), disputés le 11 mars 2018 lors de la dernière journée de la saison régulière 2017-2018 de la Jupiler Pro League, est terminée. Le dossier concernant le duel entre les Pandas et les Hurlus a été classé sans suite.

Eupen avait assuré son maintien en D1A grâce à son succès sur l'Excel. Le club germanophone menait une lutte à distance avec Malines pour le maintien au sein de l'élite. Le Kavé avait vite mené 2-0 face à Waasland-Beveren, Eupen devait alors marquer au moins trois fois pour se sauver et les Pandas avaient inscrit quatre buts dans les 20 dernières minutes.

La fédération avait alors décidé de se pencher sur cette rencontre, au contraire de la justice (parquet fédéral) qui ne s'est intéressée qu'aux matches Malines - Waasland-Beveren et Antwerp - Eupen. 

Et mardi, l'Union belge a annoncé que l'enquête sur Eupen - Mouscron a été classée sans suite. Cela ne signifie pas que rien de suspect n'a été trouvé. Mais il n'y avait en tout cas pas de preuves suffisantes justifiant une inculpation.

C'est une deuxième bonne nouvelle en l'espace de quelques semaines pour l'Excel Mouscron, qui a appris le 10 avril qu'il avait reçu sa licence pour la saison prochaine. Et ce alors que le parquet fédéral menait une enquête pour contrefaçon, utilisation et fraude via des sociétés étrangères afin de cacher que le club était sous le contrôle de l'agent de joueurs Pini Zahavi, ce qui est interdit par le règlement de l'Union belge. 

Mouscron était également soupçonné d'avoir soumis de faux documents à la Cour belge d'arbitrage du sport (CBAS) dans le cadre de la demande de licence la saison dernière. D'abord refusée, cette licence a quand même été obtenue en appel. Le parquet fédéral a voulu vérifier si Mouscron est resté en D1 grâce à des manoeuvres irrégulières.

D'autre part, Mouscron est soupçonné d'être financé illégalement par des sociétés off-shore. A la mi-novembre 2018, la justice a effectué des perquisitions auprès du club, de certains de ses directeurs, de la fédération (URBSFA) et de la CBAS. Après analyse, les enquêteurs et la CTIF (Cellule de traitement de l'information financière) ont déclaré que sur le compte du club figuraient des sommes d'argent considérables, qui ont été immédiatement transférées sur des comptes dans des paradis fiscaux. 

Mouscron a été placé sous administration provisoire et un juge d'instruction de Bruxelles a saisi certains comptes. Cet argent ne pouvant pas être utilisé pour l'instant, la licence semblait en péril car la santé financière du club est l'une des conditions les plus importantes pour l'obtention de la licence. Finalement, Mouscron avait quand même reçu de bonnes nouvelles. 

La procédure disciplinaire envers les arbitres n'est pas encore finie
Dans son rapport final, Verhaegen recommandait d'engager des poursuites contre treize autres personnes (principalement des agents et des dirigeants de club), en plus des deux clubs concernés. Ce que le procureur fédéral Kris Wagner a également fait mardi. 

Parmi ces treize personnes, on ne retrouve aucun arbitre car l'enquête sur l'implication des arbitres dans le dossier de falsification de match est encore en cours. Bart Vertenten avait dirigé l'important match pour le maintien entre Malines et Waasland-Beveren dans la bonne direction. La commission d'enquête a donné en première instance la priorité à l'enquête sur l'implication des clubs car le temps presse. Idéalement, une décision doit tomber avant le 30 juin 2019, lorsque les classements sont définitivement clôturés.

Dans le cadre de l'enquête pénale, les arbitres Bart Vertenten et Sébastien Delférière avaient été soumis à certaines conditions dont l'interdiction de tout contact avec le monde du football et l'obligation de garder le silence. Ces conditions ont rendu difficiles les interrogatoires des deux arbitres qui entretenaient de bonnes relations avec le personnage-clé Dejan Veljkovic.

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