Plein écran
© photo_news

Disparition de Sala: les secouristes craignent "le pire"

UpdateLes secouristes britanniques à la recherche de l'avion de tourisme disparu dans lequel se trouvait l'attaquant italo-argentin Emiliano Sala ont dit mardi à l'AFP craindre "le pire". Sala, 28 ans, devait rejoindre lundi soir Cardiff où il venait d'être transféré depuis le FC Nantes, mais l'appareil dans lequel il a pris place, un monomoteur, a disparu des radars à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île de Guernesey, après être parti de Nantes.

Emiliano Sala avait salué ses désormais ex-équipiers nantais et s'apprêtait à rejoindre le Pays de Galles où il devait être présenté à Cardiff City. Mais depuis 20 heures, lundi soir, on n'a plus la moindre nouvelle de l'avion privé dans lequel il avait pris place pour traverser la Manche.

Des opérations de secours, avec hélicoptères et bateau, ont été lancées dans la nuit, comme le précise la Police de Guernesey, une île britannique, dans un communiqué. "Une opération de sauvetage et de recherche est actuellement en cours au Nord d'Alderney après la disparition d'un avion léger il y a plusieurs heures."

Le FC Nantes "garde espoir"

"La direction et l'ensemble du club gardent espoir et c'est toute la famille du FC Nantes qui prie pour qu'Emiliano et les autres passagers de l'avion soient enfin retrouvés sains et saufs", a écrit le club sur son site internet.

"Je suis toujours dans l'espoir, c'est un battant. Ce n'est pas fini, il est peut-être quelque part", a ajouté le président du club Waldemar Kita, cité dans le communiqué.

Il devait ensuite retourner en soirée à Cardiff pour participer à son premier entraînement sous ses nouvelles couleurs, mais l'appareil, un monomoteur, a disparu des radars à une vingtaine de kilomètres au nord de l'île de Guernesey.

Les recherches lundi soir et dans la journée de mardi n'ont pour le moment trouvé aucune trace de l'appareil ou de ses occupants.

Le club de Cardiff "très inquiet"

"Nous sommes très inquiets pour Emiliano Sala", a dit le président du club de Premier League, dans une déclaration à la presse. "Nous attendons confirmation avant de pouvoir dire quoi que ce soit d'autre", a-t-il ajouté.

Dans l'après-midi, le directeur général de Cardiff, Ken Choo, a expliqué que "Emiliano devait arriver hier soir (lundi) à Cardiff et aujourd'hui (mardi) devait être son premier jour avec l'équipe", dans un communiqué publié sur le site du club.

"Notre propriétaire, Tan Sri Vincent Tan, et notre président, Mehmet Dalman, sont bouleversés par la situation", a-t-il ajouté, soulignant que la décision avait été prise d'annuler l'entraînement du jour, "les pensées de l'équipe, du management et de tout le club étant tournées vers Emiliano et le pilote" de l'avion. "Nous continuons de prier pour recevoir des nouvelles positives", a-t-il encore déclaré.

L'avant-centre de 28 ans, auteur de 12 buts sur la première moitié de saison en Ligue 1, venait d'être transféré du FC Nantes à Cardiff pour une somme record pour le club gallois, estimée par la presse à 17 millions d'euros.

Les secouristes craignent "le pire"

Les recherches entreprises lundi soir et dans la journée de mardi n'ont pour le moment permis de trouver aucune trace de l'avion ou de ses occupants. "Malheureusement, nous craignons le pire", a déclaré John Fitzgerald, directeur général de l'agence de secours maritimes Channel Islands Airsearch. 

S'il est tombé, "l'avion se serait brisé, auquel cas il n'y a pas d'espoir", a-t-il poursuivi. "Il y aurait un grand champ de débris, en constant mouvement au gré du vent et des marées". 

Un amerrissage forcé apporterait en revanche un espoir de survie. "On peut survivre à un amerrissage forcé si on y est préparé et si les conditions sont bonnes. C'est toutefois très difficile lorsqu'il fait noir (...) Il faut chercher un bateau à côté duquel atterrir", a expliqué John Fitzgerald. "Si c'était un amerrissage planifié, leur canot de sauvetage était prêt (...) Vous pouvez y survivre". Toutefois, les secouristes auraient "presque certainement" repéré des lumières ou téléphones portables. De plus, "la température de l'eau est si froide en ce moment que s'ils se trouvaient dans l'eau, le froid les aurait maintenant gravement affectés".