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La SNCB n'avait pas été avisée de cette action "sauvage". L'appel à la participation avait été lancé il y a une semaine via le site de réseau social Facebook.

Centaines de personnes figées dans la gare centrale

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Quelques 300 personnes participant à un "freezing" sont restées figées durant cinq minutes samedi dès 14h00 précises dans le hall de la Gare centrale à Bruxelles. L'organisateur de l'événement, Fabrice Boutique, s'est inspiré du concept du "freezing" déjà développé à New York.

Les participants, des familles et des groupes d'amis, se sont rassemblés dès 13H30 sur la Grand-Place de Bruxelles avant de rejoindre la Gare centrale. L'endroit où s'est déroulé l'événement avait été tenu secret. La SNCB n'avait pas été avisée de cette action "sauvage". L'appel à la participation avait été lancé il y a une semaine via le site de réseau social Facebook. Selon l'organisateur, l'expérience s'est avérée concluante. "L'idée était de faire partager une chose simple, apolitique et qui n'a pas trait à l'argent à un groupe de participants. Au bout des cinq minutes, on ressent toute l'énergie qui ressort", a expliqué l'organisateur. Celui-ci prévoit d'organiser d'autres événements de ce type, dont l'un sera lié à l'écologie.

"C'est chouette de trouver un point commun à des gens qui ne se connaissent pas et de les réunir. Je félicite celui qui est à l'initiative du projet et qui a réalisé une performance artistique pour laquelle nous n'avons contribué qu'à titre de figurants", a réagi Diane Fourny, une participante de 27 ans. "Même si ce n'est pas le but au départ, c'est aussi une manière de déranger nos habitudes et de faire en sorte que ce qui paraît normal ne l'est subitement plus. Je serais capable de le faire pendant le boulot. Mais à force de renouveler l'expérience et à cause de sa médiatisation, les gens vont commencer à rire plutôt qu'à s'interroger", a-t-elle ajouté.

"La démarche n'est pas que ludique mais aussi artistique, poétique, sociale ou réflexive. Les gens disent que le monde tourne de plus en plus vite. C'est faux, ce sont eux qui subissent ce que l'on leur impose, la vitesse. Cette expérience permet d'en prendre conscience", a précisé l'organisateur Fabrice Boutique, acteur de profession. "Je n'ai pas l'impression que les gens se rendaient compte de la situation. Personnellement, je trouve qu'il y a avait peut-être trop de participants par rapport au nombre d'allées et venues dans le hall de la gare. Mais c'est chouette de voir autant de personnes se mobiliser", a conclu Marie de Moffarts, une participante de 22 ans venue en famille et qui se dit prête à recommencer l'expérience.

L'organisateur a déclaré qu'il était satisfait de cette première action. A l'avenir, il procédera à davantage de repérages et, craignant les effets de la médiatisation, préparera les événements en concertation avec les médias, a-t-il fait savoir. "Lors de certains freezing, des participants prennent des poses ou se donnent en spectacle mais ce type de freezing ne m'intéresse pas", a-t-il dit. (belga)