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© CBS Los Angeles

Il risque 16 ans de prison pour avoir forcé des femmes à payer l'addition

Paul Guadalupe Gonzales invitait des femmes au restaurant, leur proposait de  consommer tout ce qu'elles désiraient sur la carte et commandait lui-même les plats les plus chers avant de disparaître sans payer l'addition.

Paul Guadalupe Gonzales, un homme de 45 ans originaire de Californie, risque la prison pour avoir arnaqué une dizaine de femmes lors de premiers rendez-vous. Après avoir fait leur connaissance sur des sites de rencontre, il les invitait au restaurant et leur proposait de prendre ce qu'elles voulaient sur la carte avant de prendre discrètement la fuite au moment de payer l'addition. 

Lors d'une audience qui s'est tenue ce mardi à Pasadena, le juge a expliqué que l'accusé commandait du homard, de la viande ou encore du vin et invitait sa partenaire à en faire de même. En fin de soirée, il prétextait devoir passer un coup de téléphone pour ne pas avoir à payer. 

Martha Barba, l'une de ses victimes, a expliqué que Mr Gonzales lui avait donné rendez-vous dans un fast food avant de la convaincre de se rendre dans un restaurant huppé de la ville. "Je ne voulais pas y aller. Il ne ressemblait pas du tout à sa photo. Il ne m'attirait pas". Quoi qu'il en soit, elle a fini par accepter, pour être "gentille", d'après le NY Daily News. 

"Il n'arrêtait pas de dire: 'Commande ce que tu veux, c'est pour moi. Ne t'inquiète pas pour ça'. Il a commandé un steak, du vin, une salade et tout ce qu'il pouvait".

En fin de soirée, Paul s'est levé pour répondre au téléphone et lui a dit de commander le dessert en attendant son retour. Finalement, il n'est jamais revenu, obligeant Martha à payer seule la note de plus de 100 euros. "J'avais honte et je ne voulais pas faire de scandale. Je me suis sentie humiliée", a-t-elle déclaré devant la cour. 

Accusé d'extorsion, de fraude et de vol, Paul Guadalupe Gonzales risque jusqu'à 16 ans de prison. Il a plaidé non-coupable et reste actuellement en détention. Le juge décidera le 19 septembre prochain si les témoignages et les preuves à son encontre justifient un procès.