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L'église était en réalité un sexclub

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La police américaine a fait une lucrative descente dans le Phoenix Goddess Temple la semaine dernière dans l'Arizona. Les forces de l'ordre soupçonnaient en effet cette "Eglise" de n'être qu'une couverture pour un sexclub illégal.

Les membres de l'Eglise étaient des soi-disant "chercheurs". Ils prétendent aujourd'hui que dans le lieu de culte, il n'était pas question de sexe mais bien d'une "alliance sacrée" entre les protagonistes. Evidemment, les "thérapies de guérison néo-tantriques" induisaient des "dons" de ceux qui en bénéficiaient. Une interprétation de la dimension pécuniaire qui n'a pas manqué d'amuser les autorités et d'énerver le procureur.

La police a déjà interpellé 18 personnes dans le cadre de l'enquête, et parmi elles Tracy Elise, la fondatrice de la fameuse "Eglise". Elle se faisait par ailleurs appeler "Mère Mystérieuse" par ses "disciples chercheurs". Les prostituées qu'elle employait étaient dénommées "déesses". Ces vocables auront eu le mérite de cacher soigneusement un véritable commerce sexuel en prétextant une religion un peu décalée, mais pas illégale.

"Ils ont transgressé la loi sous couvert de la liberté de religion", a affirmé le porte-parole de la police de Phoenix. "Ce n'est d'ailleurs pas nouveau que les gens se cachent derrière la religion pour justifier leurs délits", a-t-il ajouté. Le sexclub déguisé a été fermé et l'enquête permettra bientôt d'identifier bien d'autres suspects et pieux clients. (acx)