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Laurent, 9 ans et universitaire © photonews

Laurent, le prodige belge de 9 ans, quitte l’université: “Ils l’accusaient de plagiat”

Laurent Simons, le surdoué belge de neuf ans, interrompt abruptement ses études à l’université de technologie d’Eindhoven. Ses résultats ne sont pas en cause, car le petit garçon avait réussi ses examens haut la main et n’avait plus qu’un projet de fin d’études à remettre pour y obtenir son diplôme. Mais ses parents sont excédés par l’attitude de l’école et ont décidé qu'il quitterait l’établissement immédiatement. Des soupçons de plagiat ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, explique le père à Het Laatste Nieuws. 

Il y a quelques semaines, du haut de ses neuf ans, Laurent Simons faisait la une des médias comme le prochain plus jeune diplômé universitaire au monde. Il était inscrit en génie électrique à la très réputée université de technologie d’Eindhoven aux Pays-Bas, établissement classé troisième en recherche après Cambridge et Oxford. Plus encore: il allait achever en neuf mois un cursus réalisé en trois ans par un élève lambda. L’extraordinaire projet de Laurent et ses parents tombe désormais à l’eau, après un conflit qui oppose ses parents à l’université. “Nous avons pris la décision ce matin, après une entrevue avec le recteur, que Laurent n’étudierait plus ici”, explique Alexander, son père dans le quotidien néerlandophone.

“Ils ont subtilement menacé d’appeler les services sociaux”

Apparemment, un conflit sous-jacent perdure depuis quelque temps. Les parents évoquent un harcèlement envers leur fils, en énumérant une série de plaintes. Une dernière tentative de médiation entre les parents de Laurent Simons et le recteur a échoué hier. “Soudain, ils ont accusé Laurent de plagiat. Il est vrai qu’il manquait une liste de références dans la version temporaire d'un devoir, mais il ne s’agissait pas encore de la version définitive de son travail de fin d’études. Pour ce dernier, Laurent avait dû effectuer de nombreux tests et les résultats ne peuvent pas avoir été falsifiés. Il a également aussi prétendument échoué à un examen oral... qu'il n’a même pas passé!”, s’insurge Alexander.

Lydia, la mère du jeune étudiant, affirme même qu'il est question de menaces: “Ils n’ont pas dit directement qu'ils allaient contacter la protection de l’enfance si nous nous plaignions d’eux, mais ils ont clairement fait comprendre qu'ils se demandaient si nous ne mettions pas trop Laurent sous pression. ‘Personne n’y gagnerait rien, si des psychiatres devaient être sollicités’, nous a lancé son mentor. Pour nous, cela a signifié la fin”. 

Concurrence?

De son côté, l’université de technologie d’Eindhoven réagit dans un bref communiqué: “Laurent est un jeune talent inédit, avec un tempo d’apprentissage exceptionnel”. L’université confirme la véracité des résultats de Laurent tels que fournis à nos collègues d’Het Laatste Nieuws. “L’université juge le délai imposé par l’université infaisable au vu des examens que Laurent devrait encore passer avant ses dix ans, le 26 décembre. Les parents ont décidé de ne pas accepter ce calendrier, et de mettre fin aux études de Laurent dans notre université. Nous le déplorons. Nous pensons que Laurent profitera d'une certaine continuité afin de permettre à son talent exceptionnel de s’épanouir”. 

“La question pour nous n’était pas que Laurent obtienne à tout prix son diplôme avant ses dix ans, nuancent aujourd’hui ses parents. Cela aurait été fabuleux qu’il se lance dans un nouveau cycle en janvier, éventuellement dans une autre université”, suggère son père. Il affirme que c’est bien là l’origine du désaccord avec le recteur d’Eindhoven: Laurent avait reçu une foule de propositions d’université renommées pour le prochain semestre, tant aux États-Unis qu’en Angleterre. “Si, enfant, vous jouez à Anderlecht et qu'on vous propose de jouer à Barcelone, vous y allez, non? Mais très bien, nous avons tiré un trait sur Eindhoven. Laurent retombera sur ses pattes. Il y a assez d’universités qui veulent travailler avec lui”, conclut-il.