Manger des frites chaque jour n'est pas vraiment conseillé.
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Manger des frites chaque jour n'est pas vraiment conseillé. © photo_news

Son souper se résume à un paquet de frites depuis 32 ans: “J’ai peur d’aller chez le médecin”

Depuis plus de trente ans, Rudy Gybels se rend à la friterie du coin pour aller chercher son repas du soir: un paquet de frites et une fricadelle. Le quadragénaire se dit en bonne santé mais en même temps, une simple visite chez le médecin lui flanque une sainte trouille, comme il le dit lui-même au Nieuwsblad.

Les frites et Rudy Gybels, un habitant de Schaffen dans le Brabant flamand, c'est une histoire d’amour qui dure depuis 32 ans. Tout a commencé lorsqu’il avait 13 ans. À l’époque, sa mère, grande consommatrice de légumes, éprouvait toutes les peines du monde à lui en faire manger. Ils ont alors trouvé un compromis: des légumes et des pommes de terre le midi, et l’adolescent avait quartier libre le soir pour aller se chercher un paquet de frites. 

“Le Belge ultime”

Rudy a désormais 45 ans et suit le même régime alimentaire depuis son adolescence. Hormis une vilaine grippe qui l’a empêché de se rendre au fritkot il y a deux ans, pas un jour ne s’est écoulé sans que celui que l’on surnomme “le Belge ultime”, ne déguste sa frite moyenne et sa fricadelle. (Lire la suite sous le tweet)

Près de 12.000 paquets de frites

Paradoxalement, Rudy Gybels est l’un des administrateurs d’une page Facebook assez connue en Flandre sur laquelle ses 44.000 membres échangent leurs idées de recettes culinaires. Ce qui semble assez étrange pour quelqu’un qui mange la même chose tous les soirs.

Depuis 1988, Rudy a donc avalé environ 11.680 paquets de frites. Pour autant, l’homme, qui pèse 70 kilos sans faire de sport, se dit en bonne santé. “Ma mère est comme ça aussi, peut-être est-ce dans nos gènes de ne pas prendre facilement du poids?”, suppose-t-il.

Cela dit, Rudy Gybels, qui est malgré tout encore jeune, n’a jamais fait aucune prise de sang et n’est donc pas au courant des éventuelles conséquences de son régime alimentaire sur sa santé. “J’ai une peur bleue d’aller chez le médecin”, avoue-t-il. Toutefois, il ne s’inquiète pas outre mesure. Hédoniste de nature, il est de ceux qui pensent que la vie est trop courte pour ne pas se faire plaisir. “Certains ont besoin de leur tasse de café ou leur paquet de cigarettes par jour, moi, ce sont les frites dont j’ai besoin”, lance le Brabançon.

L’avis d’un diététicien: “Je ne ferais pas du cas de ce monsieur un exemple”

“Toutes les maladies ne présentent pas immédiatement des symptômes clairs, et le poids ne dit pas tout,” avertit cependant Michaël Sels, diététicien en chef à l’UZA, l’hôpital universitaire d’Anvers. “De plus, les effets de la nutrition sont chroniques. Plus une alimentation malsaine, comportant peu de fibres, de fruits et de légumes et beaucoup de mauvaises graisses, dure dans le temps, plus le risque de développer des maladies comme le diabète, le cholestérol ou des maladies cardiovasculaires est élevé”, souligne le spécialiste.

“Certains fumeurs se rassurent en citant l’exemple d’une grand-mère qui a fumé un paquet de cigarettes par jour jusqu’à l’âge de 95 ans et qui n’a jamais eu de cancer du poumon, mais nous savons évidemment que c’est très mauvais pour la santé. C’est la même chose pour la nourriture”, conclut le diététicien qui ne ferait certainement pas du cas de Rudy Gybels un exemple en termes de nutrition.

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