Gina Perrier, l'inventrice de Lapee.
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Gina Perrier, l'inventrice de Lapee. © AFP

Cette jeune femme a inventé le premier urinoir mobile féminin

Pouvoir uriner dans les lieux publics en sécurité, telle est l’idée Gina Perier, une architecte française de 25 ans, qui a imaginé un urinoir féminin mobile. 

Si vous êtes une femme, vous vous êtes probablement déjà retrouvée en plein festival avec l’envie de vous désaltérer, mais évitant de céder à la tentation par peur de devoir patienter des heures dans la file des toilettes mises à disposition. 

Au Concours Lépine 2019, organisé à la foire de Paris, Gina Perier présentait Lapee, le premier urinoir mobile féminin,  par ailleurs déjà installé dans un bar à Copenhague. L’idée de la jeune Française? Généraliser l’utilisation de son invention dans différents “lieux de vulnérabilité” pour les femmes, tels que les festivals, mais aussi les camps de réfugiés et les zones sinistrées.

Lapee se présente sous la forme d’une plateforme surélevée de trois places, directement connectable à un système d’évacuation et qui contient un grand réservoir de 1.100 litres - soit l’équivalent de trois femmes qui urineraient en continu pendant 48 heures.

“L’urinoir est le seul objet au monde qui est propre à l’homme et qui, jusqu’ici, n’existe pas en version féminine. Pourquoi ? Un «ted talk» récent démarre par la phrase: ‘vous vous êtes jamais demandé pourquoi les femmes sont toujours dans des files d’attente pour les WC? Parce que c’est un monde dessiné par les hommes’”, a expliqué Gina à l’AFP. 

L’urinoir, dont les parois sont hautes de 1,65 m, a été imaginé afin d’éviter un sentiment de vulnérabilité pour les femmes en position accroupie. “Les marches à franchir apportent également de la sécurité puisque la femme est en hauteur et a une visibilité à 360 degrés sur ce qui se passe autour d’elle et personne ne peut regarder par-dessus”, ajoute la jeune femme. 

L‘urinoir féminin est aussi durable. Fabriqué en polyéthylène, il est 100% recyclable, empilable au transport, et n’utilise pas d’eau. L’urine peut être récupérée comme fertilisant grâce à sa haute contenance en azote.

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