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© Getty Images/iStockphoto

Des centaines de plaintes contre une publicité pour des protections hygiéniques

Une publicité pour des protections hygiéniques est décriée en Australie pour avoir montré du sang à la place du fameux liquide bleu habituellement utilisé dans les réclames. 

Des sous-vêtements tachés, du sang qui coule sur les jambes... Longtemps jugé tabou, le sang est affiché sans crainte dans une publicité pour protections hygiéniques diffusée en Australie. Pour rendre son post publicitaire plus réaliste, la marque Libra a fait le choix de remplacer le fameux liquide bleu par du sang rouge vif. 

Cette prise de position a dérangé certains téléspectateurs. Ad Standards, l’organisme national qui régit les publicités à la télévision, a reçu plus de 600 plaintes, jugeant la publicité choquante, répugnante ou encore déplacée. N’en déplaise à certains, l'organisme a décidé de ne pas interdire la publicité, estimant qu’elle contribuait à “la démystification des menstruations” et travaillait pour que les femmes n’aient pas “honte de leurs règles”. 

“Dégueulasse”

Cette publicité vous dit probablement quelque chose, diffusée en mars 2018 en France et en Belgique, avait déjà fait débat à l’époque. “C’est dégueulasse... c’est pas possible de voir ce genre de pub si on est en train de manger” ou encore “ça ne nous donnera pas plus de courage pendant les règles douloureuses. En parler suffit, pas besoin d’exposer ça au monde entier”, sont autant de commentaires virulents qui avaient été laissés sur les réseaux sociaux de la marque Nana, pendant de l’enseigne Libra. 

Nana évoquait alors le “girlwashing”. “Les règles sont en grande partie absentes de la culture traditionnelle et en fournissant au public une représentation positive de celles-ci dans la vie de tous les jours, nous brisons le tabou qui les entoure”.